Revue de la littérature : Un traitement oral du mélasma : l’acide tranexamique

0

Bala HR, Lee S, Wong C et al. Oral Tranexamic Acid for the Treatment of Melasma : A Review. Dermatol Surg, 2018;44:814-825.

Le mélasma est un trouble acquis de la pigmentation, d’évolution chronique, caractérisé par des macules plus ou moins foncées sur le visage. Les hommes et les femmes, quel que soit leur groupe ethnique, peuvent être touchés. Son impact négatif sur la qualité de vie est bien documenté. Néanmoins, l’absence de traitement innovant efficace reste une source de frustration tant pour les patients que pour les cliniciens. L’hydroquinone constitue le traitement de référence depuis plusieurs décennies mais un traitement émergent, l’acide tranexamique oral (TXA), a démontré son efficacité et sa faible innocuité au cours des dernières années ; il pourrait devenir le “gold standard”.

L’étiologie exacte du mélasma est encore inconnue. La physiopathologie est complexe, faisant intervenir des facteurs environnementaux et génétiques. Les facteurs déclenchants et aggravants habituels sont la grossesse, les traitements hormonaux, les ultraviolets (UV) et, chez les patients à peau richement pigmentée, la lumière visible. La photoprotection est donc primordiale dans la prise en charge. Une augmentation du nombre de mastocytes et du facteur de croissance VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) a été trouvée dans la peau lésionnelle des patients atteints de mélasma. Il existe des dépôts de mélanine sur toute la hauteur de l’épiderme et une augmentation du nombre de mélanocytes épidermiques et de mélanophages dermiques dans la peau lésée. La présence d’une élastose solaire indique des dommages UV et l’augmentation des organites intracellulaires, tels que les mitochondries, au sein des mélanocytes lésionnels, suggère une plus grande activité cellulaire par rapport à la peau normale.

Le traitement du mélasma est difficile et cible la tyrosinase qui est l’enzyme clé impliquée dans la mélanogénèse. Divers traitements, y compris l’hydroquinone, visent à inhiber cette enzyme. Une étude a démontré une rémission du mélasma chez environ 40 % des patients avec une préparation contenant de l’hydroquinone seule. Cependant, les effets indésirables sont habituels avec principalement une dermite irritative, une dermatite de contact allergique, une hyperpigmentation postinflammatoire,[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Unité de Dermatologie interventionnelle, Service de Dermatologie, CHU, BORDEAUX.