Micronutrition

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Comme l’intestin, la peau est une interface entre l’organisme et le milieu extérieur. Ces deux organes exercent une fonction de barrière essentielle à l’homéostasie. Ils forment les premières lignes de défense du système immunitaire (SI) avec un réseau vasculaire dense et une innervation riche leur conférant des rôles cruciaux dans l’immunité et le système neuroendocrine. Il existe une intime connexion bidirectionnelle entre l’intestin et la peau. La santé gastro-intestinale est reliée à l’homéostasie cutanée : on parle dès lors de l’axe intestin-peau. En cas de dermatose, l’intestin perméable (leaky gut) et la peau perméable (leaky skin) sont deux barrières essentielles devenues poreuses. L’augmentation de la perméabilité de l’épiderme et de la barrière intestinale est due aux interactions augmentées des allergènes et des pathogènes avec les récepteurs inflammatoires des cellules immunitaires [1].

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Un oligoélément (OE) est un sel minéral nécessaire à la vie de l’organisme mais en très petite quantité (< 1 mg/kg de poids corporel). Le zinc (Zn2+ métal divalent) est un OE très important pour la croissance, le développement et l’homéostasie de la fonction immunitaire. C’est l’élément trace essentiel le plus abondant dans le corps après le fer. Il catalyse l’activité enzymatique, contribue à la structure des protéines et régule l’expression des gènes [1].
La carence en Zn est très fréquente, il faudra donc contrôler le statut en Zn, supplémenter et contrôler à nouveau car l’absorption intestinale est limitée par de nombreux facteurs.

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L’acné est inexistante chez les peuples premiers au mode de vie non industrialisé [1] : ni vaches, ni blé, ni industries d’aucune sorte (sucre, sel, huiles de grande distribution, pesticides, additifs, médicaments), ni pollutions (aérienne, sonore, électromagnétique, écrans nocturnes). Leur quotidien est basé sur des légumes et végétaux sauvages ou semi-cultivés, fruits, poissons, peu de viande, une vie de plein air et d’exercice, ainsi qu’une gestion intuitive du stress et des émotions.

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Dans la première partie de cet article (Réalités thérapeutiques en dermato-vénérologie mai-juin 2020 n°292), ont été abordés les rappels biochimiques des oméga-3, les eicosanoïdes, le statut en acide gras (AG) et leurs rôles. Nous décrirons dans cette seconde partie les recommandations, les pathologies liées à leur carence, en particulier les dermatoses inflammatoires, et les bénéfices sur la santé d’une supplémentation adéquate [1].

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Les acides gras (AG) représentent un des 7 piliers de la médecine nutritionnelle et fonctionnelle. Parmi les lipides, les AG polyinsaturés oméga-3 à longue chaîne (AGPI ω-3-LC) constituent une famille d’AG dits “essentiels” (AGE) : ils ne peuvent pas être fabriqués par notre organisme [1]. Le précurseur est l’acide α-linolénique (ALA) qui doit être apporté en quantité suffisante dans l’alimentation. Or, actuellement, nous consommons trop d’oméga-6 liés à notre agriculture moderne (animaux nourris au soja et au maïs) et nous ne mangeons pas assez d’oméga-3 d’origine végétale et marine, qui ont des propriétés anti-inflammatoires (AI) remarquables.

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Les déficits en vitamine D, fréquents, posent un problème de santé publique. Si elle est connue pour son rôle dans l’homéostasie des taux sériques phosphocalciques et la prévention de l’ostéoporose, d’autres rôles physiologiques lui sont attribués.
La vitamine D est l’exemple même du micronutriment qui a besoin d’un environnement nutritionnel adéquat et optimal pour sa bioactivation et sa fonctionnalité. Il ne faudra pas hésiter à augmenter les doses afin d’atteindre un seuil optimal entre 50 et 70 ng/mL, considéré comme la valeur de référence santé. C’est une hormone majeure, pléiotropique.

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La micronutrition est une discipline médicale, complémentaire de la médecine conventionnelle, qui concerne tout le monde : à la fois les malades, mais aussi ceux qui veulent garder leur capital santé intact, dans un but préventif. Qui n’a pas ressenti un jour un état de fatigue chronique, des troubles du sommeil, des infections à répétition, des allergies, un vieillissement accéléré, des troubles intestinaux, un surpoids, une perte de mémoire ou des troubles de l’humeur ? La biologie classique et l’imagerie médicale sont normales, car il n’y a pas de pathologie d’organe. En fait, les troubles fonctionnels en sont les prémices et témoignent de dysfonctionnements cellulaires par carence ou excès en micronutriments. La correction de leurs valeurs rétablira la santé en assurant les différentes fonctions des cellules, des mitochondries et des organes. 

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L’année 2020 s’annonce avec une nouvelle rubrique concernant l’impact de l’alimentation sur notre santé et le déclenchement des maladies intitulée “Micronutrition et médecine fonctionnelle”. Cinq articles seront publiés par an.
Les nutriments que nous ingérons constituent le carburant de nos cellules et de nos gènes. Avez-vous déjà constaté ce qu’il se passe quand on incorpore du diesel dans un moteur à essence ? La voiture ne roulera pas bien loin ! Pour notre organisme, c’est la même chose, sauf que cela prendra plus de temps, car les mécanismes de régulation de l’homéostasie sont tels que le corps essayera toujours de compenser jusqu’au jour où les signes fonctionnels apparaîtront, prédisant une pathologie d’organe.