Immunologie pour le praticien

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Les cellules présentatrices d’antigènes (CPA) sont des cellules spécialisées du système immunitaire qui “présentent” des molécules étrangères et donc “informent” les lymphocytes T de la présence de cet antigène étranger, ce qui entraîne l’activation clonale d’aval des sous-populations de lymphocytes dont le récepteur membranaire reconnaît l’antigène en question. Cette présentation/reconnaissance s’effectue grâce à la liaison de l’antigène à la molécule du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) de classe I ou de classe II, qui constitue un “support” ou “berceau” moléculaire membranaire de présentation à la surface de la CPA, support reconnu par le lymphocyte.

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La connaissance de la réponse immunitaire et de ses acteurs progresse toujours à un rythme soutenu, tant dans la description des mécanismes physiologiques que dans le décryptage des déviations de ces derniers et de leur implication dans des circonstances pathologiques essentiellement inflammatoires mais aussi tumorales. Ainsi, l’individualisation relativement récente d’une catégorie particulière d’acteurs cellulaires, appelés cellules lymphoïdes innées, est venue enrichir encore nos connaissances et le dermatologue y voit un intérêt particulier en raison de leur implication dans des affections bien connues.

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Les cellules T régulatrices (Treg), antérieurement appelées suppressives, représentent un composant essentiel du système immunitaire, capable de supprimer ou au moins de réduire l’intensité des réponses immunitaires des autres lymphocytes, permettant ainsi un important “auto-contrôle” intégré au système immunitaire et évitant le développement de réactions excessives. Les lymphocytes T régulateurs sont notamment impliqués dans l’arrêt des réponses immunitaires après élimination des organismes étrangers, ainsi que dans la prévention de l’auto-immunité par élimination des cellules auto-réactives reconnaissant les auto-antigènes du “soi”. Globalement, elles ont donc une activité immunosuppressive en supprimant ou en diminuant fortement l’activité des lymphocytes T effecteurs et sont donc en très grande partie responsables des phénomènes de tolérance immunitaire.

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Les kinases de type JAK constituent une famille de tyrosine kinases intracellulaires non directement réceptrices mais qui transmettent un certain nombre de signaux moléculaires médiés par des cytokines via la voie dite JAK-STAT (pour Signal Transducer and Activator of Transcription, ou Signal Transduction And Transcription). Les membres de cette famille (nombreuse), initialement dénommés Just Another Kinase 1 et 2 (car ils n’étaient que 2 représentants similaires au sein d’un large panel de kinases découvertes par PCR grâce à des amorces communes) ont finalement été décrits, non sans un certain humour, sous le nom de Janus kinase.

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Les cellules NK pour “Natural killer” (cellules tueuses “naturelles”) représentent une catégorie bien particulière de lymphocytes qui tirent leur nom de leur capacité apparemment innée et “naturelle” à détruire les cellules infectées, tumorales ou étrangères sans passer par une phase initiale d’immunisation spécifique au contraire d’autres catégories de lymphocytes, et notamment des lymphocytes T CD8 cytotoxiques qui sont dirigés contre un antigène bien précis reconnu par leur récepteur de membrane spécifique de cet antigène.