Poches malaires et relâchement cutané palpébral : le point de vue du dermatologue

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La région périorbitaire est l’un des éléments les plus importants de la beauté d’un visage. Tout problème à ce niveau doit être parfaitement identifié pour apporter le traitement le plus adapté, en particulier au niveau de la paupière inférieure et de la jonction entre le cerne et la joue. Plusieurs problèmes peuvent survenir avec une certaine confusion sémantique qu’il est nécessaire de clarifier.

Selon Kpodzo [1], on retiendra :

  • l’œdème malaire ou collection fluide recouvrant plus ou moins la surface de l’os malaire et de la pommette, d’abord intermittent puis permanent, définissant alors les poches malaires ;
  • les poches malaires : aggravées le matin au réveil, elles s’atténuent partiellement au cours de la journée et donnent à la personne un air fatigué, quand elles ne sont pas à l’origine d’une véritable gêne sociale. Elles se développent entre le sillon jugo-palpébral (ou “cerne”) en haut et le sillon naso-jugal en bas ;
  • les festons correspondent au relâchement du muscle orbiculaire et de la peau sus-jacente au niveau de l’os malaire (fig. 1).

Ces lésions sont à différencier des poches palpébrales, d’origine graisseuse dans la majorité des cas, siégeant au-dessus du cerne, augmentant lors de la pression douce du globe oculaire et disparaissant en position allongée, et qui sont une indication chirurgicale.

Physiopathologie

La physiopathologie des poches malaires est encore mal connue.

La région orbitaire est une zone anatomique complexe. Selon certaines théories, une ptôse du muscle orbiculaire – qui joue normalement le rôle de pompe lymphatique – se constitue progressivement, il en résulterait alors un mauvais drainage avec apparition progressive de l’œdème et des poches malaires, puis secondairement – mais pas de façon systématique – un relâchement cutané responsable des festons (fig. 2).

La plupart des lésions sont idiopathiques et apparaissent avec l’âge. Leur fréquence varie selon les types de peau, avec une incidence plus importante pour les peaux asiatiques [2].

Prise en charge

On procédera systématiquement à un interrogatoire et à un examen médical pour rechercher les causes possibles de l’apparition de ces lésions. Ces dernières peuvent être :

  • consécutives[...]

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À propos de l’auteur

Cabinet de Dermatologie, Saint-Paul-de-Vence.

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