Fièvre de Crimée-Congo en Europe du Sud [1]
Les auteurs rapportent un cas fatal de fièvre hémorragique de Crimée-Congo chez un patient de 83 ans au Portugal. Le diagnostic initial était celui d’une fièvre boutonneuse méditerranéenne et a été redressé par la mise en évidence du génome viral du virus de Crimée-Congo dans le sang. Cette observation nous rappelle que ce virus est actuellement circulant dans la partie sud de l’Europe de l’Ouest et nous incite à une vigilance particulière. Ce virus est transmis en particulier par les morsures de tiques de l’espèce Amblyomma marginatum, présente dans le sud de la France. Le principal signe dermatologique est l’apparition d’une éruption érythémateuse généralisée fébrile avec possiblement un purpura.
Un nouveau poxvirus [2]
Les auteurs rapportent l’identification d’un nouveau poxvirus chez une femme hospitalisée avec des signes systémiques et des lésions cutanées douloureuses localisées aux mains. Des analyses virologiques ont permis l’identification et la caractérisation d’un poxvirus nouveau. La patiente était entrée en contact avec une chauves-souris malade et blessée en Israël dans un sanctuaire pour chauves-souris. Les prélèvements collectés chez le patient étaient identiques à un virus décrit par la même équipe chez des lésions cutanées de chauves-souris.
Myocardites à parvovirus B19 [3]
Le parvovirus B19 est bien connu pour ses manifestations dermatologiques éruptives, notamment l’érythème infectieux (cinquième maladie). Cependant, des formes graves peuvent survenir. Ainsi, 39 cas de myocardite aiguë liés au parvovirus B19 ont été rapportés chez des enfants en Italie. Parmi eux, 29 ont nécessité une prise en charge en soins intensifs et 8 sont décédés.
Ces observations contrastent avec le caractère habituellement bénin de cette infection virale chez l’enfant et incitent à une vigilance accrue quant au risque de myocardite aiguë sévère.
Rôle du stress dans les infections cutanées [4]
Quel rôle joue le stress, en particulier dans les infections cutanées ? Il s’agit d’une question récurrente dans toutes les pathologies. Les auteurs se sont focalisés, dans leur étude, sur les infections cutanées. Dans un modèle de souris stressée, ils montrent que les fibroblastes du derme ont une réponse défaillante vis-à-vis des infections à staphylocoques dorés. L’inhibition de l’axe adrénergique restaurait l’activité des fibroblastes adipogéniques dirigée contre les staphylocoques dorés et permettait aux souris de lutter efficacement contre l’infection pendant le stress. L’augmentation de susceptibilité aux infections cutanées à Staphylococcus aureus est donc attribuée à la suppression d’un peptide antimicrobien appelé cathélicidine, dont la production[...]
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