Études
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Quel type d’aiguille utiliser pour minimiser le traumatisme des tissus ? [1, 2]
Deux articles se sont intéressés à nos outils de travail à savoir les fils (calibre et forme de l’aiguille). La première étude s’intéressant au risque de déchirure sur peau artificielle a comparé des aiguilles triangulaires, triangulaires inversées et rondes (fig. 1) ainsi que 3 calibres de fils (5-0, 4-0 et 3-0.) et mis en évidence une meilleure résistance à la déchirure pour les aiguilles rondes et pour les fils plus épais, ce qui suggère une meilleure sécurité dans les zones fragiles ou soumises à tension. En pratique, ces résultats plaident pour l’utilisation préférentielle d’une aiguille ronde avec un fil de gros calibre pour limiter la déchirure tissulaire en terrain fragile.
Le second article a cette fois-ci porté sur des échantillons de peau humaine abdominale en étudiant la force nécessaire pour ponctionner la peau avec des aiguilles rondes ou triangulaires à différents calibres. Finalement, aucune différence cliniquement significative n’a été retrouvée pour la plupart des calibres testés.
Ces 2 études suggèrent donc que les aiguilles rondes pourraient représenter une option intéressante en chirurgie cutanée où elles sont sous utilisées, notamment pour préserver les tissus fragiles sans difficulté supplémentaire de pénétration initiale de l’aiguille.
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Infection du site opératoire chez des patients sous immunosuppresseurs bénéficiant d’une chirurgie micrographique de Mohs [3]
Une large étude multicentrique rétrospective issue de la base nationale All of Us, portant sur 7 999 chirurgies de Mohs, met en évidence une augmentation significative du risque d’infection du site opératoire chez les patients sous immunosuppresseurs, avec un effet dépendant des classes thérapeutiques et du délai post-opératoire (30 et 60 jours). Les biothérapies (sans précision de classe) apparaissent comme les plus à risque (OR ≈ 15,8 à 30 jours et 8,7 à 60 jours), suivies des anti-TNF (OR ≈ 7,1 à 30 jours et 3,9 à 60 jours). Les corticoïdes systémiques ainsi que les inhibiteurs de la calcineurine/mTOR exposent à un surrisque intermédiaire (OR ≈ 2 à 30 jours et jusqu’à ≈ 2,8 à 60 jours), tandis que les antimétabolites sont associés à une augmentation plus modérée (OR ≈ 1,9 à 30 jours et ≈ 1,8 à 60 jours). Globalement, toute immunosuppression confère un doublement du risque infectieux à 30 jours (OR ≈ 1,8) et à 60 jours (OR ≈ 2), soulignant l’importance d’une évaluation préopératoire rigoureuse et de stratégies de prévention adaptées chez ces patients à risque. Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence en raison du caractère rétrospectif de l’étude,[...]
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