Couv_RTDV_349

Quoi de neuf en lasers ?

0

En matière de laser, chaque année apporte son lot de nouveautés, soit sur le plan du matériel, soit sur le plan d’études ouvrant la voie à des indications nouvelles. Mais chaque année, nous devons reconnaître que la méthodologie de ces études est parfois de qualité discutable, et qu’elle ne permet pas toujours de conclure formellement. Toutefois, force est de constater que certaines indications pour lesquelles nous étions initialement très sceptiques, il y a encore quelques années, se sont finalement imposées malgré des études “légères”. Sans vouloir refaire l’historique des lasers, rappelons le grand scepticisme initial de nombreux dermatologues devant la proposition d’utiliser des lasers à colorant pulsés à la place de l’électrocoagulation, non plus seulement pour le traitement des angiomes plans des enfants, indication initiale, mais aussi pour celui du traitement des rosacées de l’adulte, puis des radiodermites chroniques. Plus récemment, la multiplication des études a permis de confirmer que certains lasers, s’ils ne constituent pas un traitement réel des cancers cutanés (d’autant qu’ils ne permettent pas de contrôle histologique), permettent néanmoins de limiter la fréquence de survenue de nouveaux carcinomes cutanés. Et ils peuvent s’avérer très intéressants pour réduire les champs de cancérisation. Il s’agit ici quasiment de prévention, point sur lequel la Société française des lasers en dermatologie (SFLD) a déjà insisté à plusieurs reprises. Il faut donc trouver un équilibre entre scepticisme et prudence, d’un côté, et enthousiasme aveugle de l’autre.

Toutefois, certaines années sont marquées par l’arrivée de nouveaux lasers réellement novateurs. Ainsi, apparaissait en 2005 la technologie de lasers infrarouges fractionnés. Depuis cette date, ces technologies ont évolué, proposant d’abord des lasers non ablatifs qui créent des colonnes de nécrose de coagulation. Puis sont apparus quelques années plus tard des lasers ablatifs, CO2 ou Erbium, créant des colonnes de vaporisation tissulaire entourées d’un manchon de nécrose de coagulation. Nous en connaissons aujourd’hui l’intérêt, mais aussi leurs limites : nous savons que plus la densité des impacts est élevée, et plus leur pénétration est importante, plus le laser sera efficace. Mais dans le même temps, l’agressivité du traitement augmente, et se pose rapidement le problème de la tolérance : si la densité est trop élevée, ne laissant pas assez d’intervalles de peau saine entre eux, le derme et l’épiderme se nécrosent. Or, jusqu’à présent, plus on veut aller profondément, plus on doit augmenter l’effet thermique, lequel diffuse aussi latéralement. En 2025, une nouvelle classe de lasers apparaît : le “cold fiber laser” que commercialise dorénavant en Europe la société Acclaro sous le nom d’UltraClear.[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos des auteurs

Centre Laser International de la Peau-Paris (CLIPP), PARIS.

Centre Laser International de la Peau, PARIS.

Centre Laser International de la Peau, PARIS.