Cette année dans le domaine de l’alopécie androgénétique masculine (AAGM) ou féminine (AAGF), les nouveautés concernent essentiellement :
- L’obligation, à partir du 1er avril 2026, d’une attestation d’information partagée cosignée par le patient et le prescripteur pour la délivrance de finastéride 1 mg per os chez l’homme.
- La mise à disposition du finastéride topique chez l’homme.
- Les développements en cours du minoxidil per os à petites doses chez l’homme et chez la femme.
- Des anti-androgènes topiques sont également en cours de développement.
Finastéride per os et risque suicidaire
Le débat sur les troubles de l’humeur induits par le finastéride reste toujours aussi passionnel. Une étude épidémiologique publiée dans le Journal of the American Academy of Dermatology en juillet 2025 [1] est plutôt rassurante : la plateforme TriNetX qui connecte aux États-Unis les systèmes de santé et les prescriptions pharmaceutiques a été interrogée sur la période 2004-2024. La comparaison a porté sur les troubles d’humeur apparus après prescription de finastéride ou de dutastéride pour l’AAGM chez l’homme, versus absence de traitement, chez des patients sans trouble de l’humeur dans leurs antécédents et sans problème prostatique. 355 patients traités par dutastéride ont été comparés à 25 703 patients traités par finastéride et à 86 815 contrôles. Les patients dutastéride et finastéride étaient plus âgés que les contrôles : 36,9 ans et 37,3 ans versus 29,1 ans. Il n’y a pas d’association significative entre les troubles de l’humeur et la prescription de dutastéride (HR = 1,255 ; IC95 % : 0,768-2,0501) ou de finastéride (HR = 0,979 ; IC95 % : 0,921-1,040). Les troubles de l’humeur sont plus fréquents chez des patients âgés (HR = 1,004 ; IC95 % : 1,003-1,005) ou chez des patients européens (HR = 1,412 ; IC95 % : 1,318-1,513) et moins fréquents chez les patients d’origine asiatique (HR = 0,74 ; IC95 % : 0,651-0,856).
Une méta-analyse antérieure incluant 209 440 patients rapporte un risque de dépression non significatif (HR = 1,25 ; IC95 % : 0,99-1,54) [2] et une étude rétrospective portant sur 51 466 patients coréens ne rapporte pas de surrisque de suicide (HR = 1,02 ; IC95 % : 0,70-1,48) [3]. De même, une étude incluant 69 786 patients traités par finastéride et 217 577 traités par dutastéride pour hypertrophie bénigne prostatique ne met pas en évidence de risque de suicide ou de tentative de suicide si les patients ayant des antécédents de troubles de l’humeur antérieur sont exclus (HR = 0,78 ; IC95 % : 0,41-1,47) [4].
Le bilan des effets secondaires rapportés à la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis est plus mitigé [5]. Entre 2015 et 2024, 1 566 idées suicidaires ont été rapportées[...]
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