Les lymphocytes NK

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Les cellules NK pour “Natural killer” (cellules tueuses “naturelles”) représentent une catégorie bien particulière de lymphocytes qui tirent leur nom de leur capacité apparemment innée et “naturelle” à détruire les cellules infectées, tumorales ou étrangères sans passer par une phase initiale d’immunisation spécifique au contraire d’autres catégories de lymphocytes, et notamment des lymphocytes T CD8 cytotoxiques qui sont dirigés contre un antigène bien précis reconnu par leur récepteur de membrane spécifique de cet antigène.

Caractéristiques phénotypiques des cellules NK

Les cellules NK sont de grandes cellules dotées d’un cytoplasme d’aspect granuleux lié à la présence de vésicules sécrétoires contenant notamment des molécules cytotoxiques. Elles expriment des marqueurs de membrane spécifique essentiellement CD56, CD16 et NKp46 mais n’expriment pas CD3 à la différence des lymphocytes T dans leur ensemble. Elles ne possèdent pas non plus de récepteur membranaire de type TCR et ne passent en général pas par le thymus au cours de leur maturation. Ces cellules représentent environ 10 à 15 % des lymphocytes du sang périphérique, où on les repère en cytométrie de flux essentiellement par l’expression de CD56.

Fonctionnement

Les lymphocytes NK sont situés à la frontière entre l’immunité innée et adaptative car ils interviennent directement ou indirectement dans ces deux grandes catégories de réponse immunitaire. Présents dans les tissus lymphoïdes et sur les zones “frontières” de l’organisme (poumons, tube digestif…), ils ont en effet la capacité de détruire rapidement et directement les cellules reconnues comme étrangères à l’organisme ou anormales, notamment infectées par des virus ou des bactéries intracellulaires ou surtout tumorales.

Cette cytotoxicité directe s’exerce de diverses façons : par libération directe au contact de la cellule cible d’un certain nombre de molécules cytotoxiques (perforine, granzyme…) contenues dans les granules endocellulaires mais également en exprimant des molécules pro-­apoptotiques telle CD95L qui se lie à CD95 présent à la surface de la cible (fig. 1).

Par ailleurs les cellules NK peuvent sécréter des cytokines telles que le TNF α ou encore l’IFN γ, l’IL10 et diverses chimiokines qui agissent en particulier sur les cellules dendritiques et les macrophages, ce qui va aboutir[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermatologie et Inserm U1058, Université de MONTPELLIER.

Un commentaire

  1. Belle synthèse claire sur le phénotype et l’activation de la cellule NK .
    Qu’en est-il de KIR et KAR ?
    Merci pour vos topos toujours aussi brillants.
    P. VIGY

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