De l’écoulement des fluides en technologie laser

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Dès les premières descriptions du traitement des angiomes plans (AP) par laser à colorant pulsé, le clinicien a cherché à définir des critères pronostiques qui permettraient d’appréhender leur vitesse de disparition.

Près de 30 ans plus tard et malgré les progrès réalisés dans les thérapeutiques photoniques, il reste difficile d’évaluer le nombre de séances nécessaires à l’obtention d’un éclaircissement optimal d’un angiome plan.

Force est d’ailleurs de reconnaître que l’on ne parle plus aujourd’hui de disparition mais plutôt d’éclaircissement !

Si des guérisons complètes sont possibles, elles restent rares et se limitent souvent à une forme particulière : l’angiome plan télangiectasique.

Pour tous les autres, la localisation, l’épaisseur, la profondeur de l’angiome et donc l’épaisseur du derme qui l’abrite sont des critères permettant de vaguement qualifier l’éclaircissement comme étant “plus ou moins long” à obtenir.

Un autre critère moins utilisé est le temps de recoloration de l’angiome après vitropression : plus ce temps est court, plus l’angiome sera difficile à contrôler. Ce fameux test met en avant une des caractéristiques physiques de tout angiome et, d’une façon plus générale, de toutes les dysplasies vasculaires : le débit sanguin. Il se calcule comme le produit de la vitesse du sang multiplié par la section du vaisseau qui le contient. Pourtant, à la lecture des différents articles publiés, cet élément dynamique semble étonnamment assez peu pris en compte.

Le gros problème réside dans la difficulté à quantifier une vitesse d’écoulement dans une petite structure capillaire in vivo à l’inverse de vaisseaux de plus grand diamètre artériolaire ou veinulaire pour lesquels les techniques ultrasonographiques permettent de l’établir facilement. Dans les AP, la juxtaposition et l’enchevêtrement de multiples vaisseaux de petite taille rend impossible l’évaluation des flux.

Pourtant, dans une démarche thérapeutique, connaître le débit devrait être un élément important. Deux exemples illustrent ce constat :

>>> En premier lieu, on connaît la difficulté rencontrée, pour certaines lésions vasculaires, à obtenir un purpura même en augmentant les fluences au-delà de valeurs couramment utilisées.

>>> Par ailleurs, après un tir laser, il arrive que l’on observe dans des capillaires dermiques dilatés individualisables à l’œil nu un thrombus se déplaçant à la vitesse du flux sanguin sur quelques millimètres avant de finir par se déliter.
Dans ces deux situations c’est le débit sanguin élevé qui empêche la fixation du thrombus dans le vaisseau traité. Et même s’il existe une lésion endothéliale au niveau où le tir a été réalisé, l’absence du micro-coagulum[...]

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À propos des auteurs

Cabinet de Dermatologie, PARIS.

Centre médical Saint-Jean, ARRAS.

Cabinet de Dermatologie, Saint-Paul-de-Vence.

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