La folliculite décalvante ou folliculite épilante de Quinquaud

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La folliculite décalvante (FD) est une maladie chronique rare du cuir chevelu pourtant régulièrement rencontrée en pratique courante. Son diagnostic est clinique dans la forme typique, mais le diagnostic différentiel est parfois difficile à établir avec les autres alopécies cicatricielles du cuir chevelu. La chronicité indéfinie de cette maladie – dans laquelle coexistent parfois, sur des surfaces importantes du cuir chevelu, croûtes purulentes, pustules, saignements et douleurs – peut altérer gravement la qualité de vie. En l’absence de traitement curateur actuellement connu, sa prise en charge thérapeutique est difficile.

Clinique

La lésion élémentaire est formée d’une pustule folliculaire qui va évoluer vers une croûte sur un mode épilant. À la phase d’état, l’aspect caractéristique laisse apparaître une ou plusieurs plaques d’alopécie cicatricielle, volontiers situées au vertex, dont les bordures sont constituées de manière variable par des pustules folliculaires (fig. 1), des croûtes, des zones érythémateuses et de l’hyperkératose principalement périfolliculaire (fig. 1 et 2). L’extension des plaques est centrifuge, d’importance et de rapidité variables. Un aspect blanc nacré de la zone alopécique est évocateur (fig. 1), de même que la présence, après un certain temps d’évolution, d’une polytrichie (fig. 1 et 2), encore appelée folliculite en touffe. Ce signe, qui correspond à la sortie par un même ostium folliculaire de plusieurs cheveux (plus de 5, parfois plusieurs dizaines), est aussi très évocateur. Il est aujourd’hui consensuel de considérer que la folliculite en touffe n’est pas une entité autonome, mais la conséquence d’un remaniement cicatriciel folliculaire observable dans d’autres dermatoses inflammatoires du cuir chevelu telles que le lichen plan pilaire, le lupus érythémateux cutané, la cellulite disséquante et la folliculite chéloïdienne. La polytrichie est cependant rare dans ces maladies alors qu’elle est fréquente dans la FD après un certain temps d’évolution. L’examen au dermatoscope des zones inflammatoires est évocateur lorsqu’il montre les capillaires disposés parallèlement les uns aux autres dans le sens d’implantation des cheveux qu’ils entourent (fig. 3) [1].

Même si de très rares cas (que nous n’avons jamais[...]

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À propos de l’auteur

Centre Sabouraud, Hôpital Saint-Louis, PARIS.