Auteur Seneschal J.

Service de Dermatologie adulte et pédiatrique, Centre de référence pour les maladies rares de la peau, Hôpital Saint-André, CHU de Bordeaux.

Dossier : Vitiligo Mise en lumière de la recherche sur le vitiligo
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La recherche récente sur le vitiligo propose de moderniser sa prise en charge à travers une nouvelle classification clinique en 5 profils distincts, ce qui permet de mieux prédire l’évolution de la maladie et de personnaliser les traitements. Pour accompagner cette approche ciblée, un consensus international a redéfini l’évaluation de la sévérité du vitiligo en intégrant, au-delà de l’étendue des lésions, l’activité de la maladie et son lourd impact psychosocial. Cette vision multidimensionnelle est aujourd’hui cruciale pour guider les décisions médicales et garantir un accès équitable aux nouvelles thérapies systémiques. Ainsi, les récents essais cliniques de phase III démontrent notamment que l’upadacitinib par voie orale apporte un niveau de repigmentation significatif pour les patients. En effet, ce traitement inhibiteur de JAK1 permet une stabilisation rapide des lésions et induit une repigmentation des formes modérées à sévères, tout en offrant un bon profil de tolérance.

Dossier : Vitiligo Prise en charge thérapeutique du vitiligo
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La prise en charge du vitiligo repose sur un diagnostic précoce afin de stopper l’évolution de la maladie, favoriser la repigmentation et prévenir les rechutes. Les traitements associent principalement des immunomodulateurs locaux ou systémiques et la photothérapie UVB, avec l’arrivée récente du ruxolitinib topique qui constitue une avancée majeure. La stratégie thérapeutique est adaptée à la sévérité, à l’étendue et à l’activité de la maladie, tout en intégrant les objectifs décrits par le patient lui-même. Un traitement d’entretien est souvent nécessaire pour limiter les récidives. Enfin, de nombreuses innovations, notamment les inhibiteurs de JAK par voie orale, laissent entrevoir des progrès importants dans la prise en charge future du vitiligo.

Mise au point interactive Peut-on guérir du vitiligo ?
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La prise en charge actuelle du vitiligo, maladie auto-immune chronique dépigmentante, reste complexe. Toutefois, différentes stratégies peuvent être proposées aux patients, avec une bonne efficacité dans de nombreux cas. Tout d’abord, il est important d’identifier les patients en phase active de la maladie, car le traitement doit être initié le plus tôt possible afin d’en stopper la progression. La stratégie thérapeutique est désormais bien structurée et repose sur une combinaison de photothérapie (naturelle ou en cabine) et d’agents immunomodulateurs topiques.

La mise sur le marché récente du ruxolitinib topique apporte de nouvelles approches pour la prise en charge du vitiligo et ouvre la voie au développement de nouveaux traitements ciblés, topiques ou oraux.

Dossier : Vitiligo
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e vitiligo est une pathologie inflammatoire chronique responsable d’une dépigmentation de la peau. La compréhension de la maladie connaît à ce jour un dynamisme important, permettant ainsi d’ouvrir une nouvelle ère dans le développement thérapeutique.
La physiopathologie du vitiligo a attiré l’attention des chercheurs pendant des années et de nombreuses avancées ont été réalisées du point de vue de la clarification de l’interaction entre les différents facteurs entraînant la formation de macules dépigmentées. L’interaction complexe entre l’épiderme contenant les mélanocytes et le système immunitaire permet ainsi de mieux caractériser les signaux conduisant à la perte des mélanocytes.
Des avancées récentes ont également permis de mieux comprendre le rôle complexe joué par un sous-type spécifique de cellules T : les cellules mémoires T résidentes.

Dossier : Comptes rendus des 15es JIRD
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La dermatite atopique (DA) est une pathologie cutanée inflammatoire chronique évoluant par poussées. Sur le plan physiopathologique, la DA est une maladie complexe faisant intervenir des facteurs de prédisposition génétique et des facteurs environnementaux ayant pour conséquence une rupture de la barrière cutanée, perméable à de nombreux allergènes, ainsi qu’une réponse exagérée de la réponse immunitaire [1].

Dossier : Nouveaux traitements ciblés de la DA
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La dermatite atopique, maladie chronique inflammatoire responsable d’un prurit important et dont l’impact sur la qualité de vie des patients est majeur, bénéficie à ce jour du développement croissant de nouvelles voies thérapeutiques visant à améliorer la prise en charge des patients.
Le dupilumab, première thérapie ciblant la réponse immunologique de type Th2 caractérisant la dermatite atopique, en bloquant les effets de 2 cytokines inflammatoires (IL4 et 13), a initié l’ère des thérapies ciblées dans la dermatite atopique.
D’autres traitements impactant la réponse de type Th2 sont actuellement en développement à des stades plus ou moins avancés et seront détaillés dans cette revue.

Revues générales
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Les biothérapies ont profondément modifié la prise en charge des maladies inflammatoires chroniques comme le psoriasis, les rhumatismes inflammatoires ou les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
De façon générale, ces traitements sont bien tolérés avec désormais un recul de plus de 15 ans. Cependant, leur utilisation de plus en plus fréquente dans les différentes spécialités s’est associée à l’émergence d’effets secondaires, notamment cutanés. Ces derniers peuvent être classés en trois catégories : les réactions cutanées infectieuses, tumorales et inflammatoires.
Cette revue rapporte les réactions les plus fréquemment décrites avec l’utilisation des biothérapies prescrites principalement en dermatologie. Les anti-TNFα, pour lesquels le recul est le plus important, représentent la classe médicamenteuse dont les effets secondaires cutanés sont les plus décrits.