L’année 2025 a été marquée par la publication des recommandations françaises de prise en charge de la dermatite atopique (DA), fruits d’un travail collaboratif de grande ampleur coordonné par le GREAT (Groupe de recherche sur l’eczéma atopique) et le Centre de preuves (CDP) de la Société française de dermatologie (SFD).
De nouveaux traitements ont été approuvés dans la DA : le lébrikizumab et tout récemment le némolizumab, ainsi que dans l’eczéma chronique des mains : le delgocitinib topique.
De nombreuses molécules en cours de développement, comme le temtokibart ciblant l’IL22, les inhibiteurs de la voie OX40/OX40L, les anticorps bispécifiques, les anti-IL18, et bien d’autres encore, viendront peut-être étoffer l’arsenal thérapeutique dans le futur.
Du fait de cette révolution thérapeutique, comment choisir le meilleur traitement pour notre patient ? Et peut-on raisonnablement envisager d’obtenir un contrôle de la maladie durable, voire une rémission prolongée ?
Dans cet article, vous trouverez une sélection de quelques actualités importantes, qui ne saurait être exhaustive tant la littérature est floride dans le domaine de la DA.
Les recommandations françaises
Les recommandations françaises 2025 pour la prise en charge de la DA ont été publiées récemment dans le Journal of the European Academy of Dermatology puis dans les Annales de Dermato en 2025 [1, 2]. Elles offrent une vision structurée et actualisée de la prise en charge de la DA, intégrant les progrès thérapeutiques récents et l’expérience de terrain. Elles s’inscrivent dans une dynamique évolutive ; à l’instar des recommandations européennes [3], la mise à jour régulière des données (living guidelines) permettra d’intégrer rapidement les nouvelles approches topiques et systémiques futures en développement.
Elles comprennent un algorithme très utile pour la pratique, qui synthétise les grandes lignes de la prise en charge de la DA chez l’enfant et l’adulte (fig. 1).
Pour tous les patients, le traitement de base repose sur l’usage quotidien d’émollients, des mesures d’hygiène adaptées ainsi qu’une prise en charge globale et multidimensionnelle incluant un programme d’éducation thérapeutique, l’éviction du tabac, et la recherche de comorbidités atopiques et non atopiques.
Les traitements locaux demeurent la première ligne thérapeutique lors des poussées inflammatoires. Les dermocorticoïdes (DC) conservent leur place centrale, avec une puissance adaptée à la localisation et à l’âge : classe forte sur le corps et classe modérée sur le visage, une fois par jour, jusqu’à disparition des lésions sans décroissance[...]
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