Revues générales

Revues générales Visage et œil du patient atteint de dermatite atopique : quelle prise en charge ?
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L’atteinte faciale de la dermatite atopique (DA) est une situation clinique fréquente et complexe, associée à un retentissement fonctionnel, esthétique et psychosocial important.
La multiplicité des mécanismes physiopathologiques impliqués (altération de la barrière cutanée, dysrégulation immunitaire, sensibilisations allergiques, facteurs iatrogènes) rend le diagnostic plus délicat et la prise en charge plus difficile malgré l’émergence de thérapies ciblées.

Revues générales Muqueuse buccale et maladies systémiques : les essentiels
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Les manifestations buccales sont fréquentes au cours des maladies systémiques auto-immunes et peuvent constituer à la fois des signes d’appel précoces et des marqueurs d’activité. Un examen buccal minutieux, réalisé dans des conditions optimales – idéalement sous un éclairage direct et, si possible, au fauteuil dentaire – est donc essentiel pour ne pas méconnaitre des lésions parfois très discrètes. Bien qu’elles ne soient pas pathognomoniques, ces atteintes figurent souvent parmi les premières manifestations cliniques détectables. Elles peuvent ainsi être observées dès les stades initiaux de la maladie et, dans certains cas, constituer les seules anomalies cliniques visibles. La reconnaissance de ces atteintes par le clinicien joue donc un rôle majeur dans le diagnostic précoce, la prise en charge multidisciplinaire et le suivi thérapeutique des patients. Dans ce contexte, nous allons nous intéresser plus particulièrement aux manifestations buccales observées dans plusieurs maladies auto-immunes majeures : le lupus érythémateux systémique (LES), le syndrome de Gougerot-Sjögren, la sclérodermie systémique (ScS), la granulomatose avec polyangéite (GPA), et la dermatomyosite (DM).

Revues générales Prise en charge des infections sexuellement transmissibles : que disent les nouvelles recommandations ?
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Cet article synthétise les recommandations actualisées de la Haute Autorité de santé (HAS) sur la prise en charge thérapeutique des infections sexuellement transmissibles (IST) symptomatiques, succédant aux recommandations de 2016. Il détaille les stratégies diagnostiques et thérapeutiques germe par germe (Chlamydia trachomatis, gonocoque, syphilis, herpès, Mycoplasma genitalium, Trichomonas vaginalis) en insistant sur les traitements de première et deuxième intentions. Les auteurs rappellent l’importance d’une approche globale de la santé sexuelle intégrant prévention, notification des partenaires et orientation vers les dispositifs adaptés.

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Le mycosis fongoïde (MF) est le lymphome cutané T le plus fréquent, souvent diagnostiqué par le dermatologue. Le diagnostic repose sur la confrontation anatomo-clinique et peut nécessiter des biopsies répétées en raison d’une grande variabilité histologique.
Dans la majorité des cas, il s’agit d’une forme indolente et de bon pronostic, pouvant être prise en charge en ville comme à l’hôpital, principalement par traitements topiques ou photothérapie, après validation en réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP). L’identification précoce des formes agressives, la coordination ville-hôpital et l’orientation vers les centres experts du Groupe français d’étude des lymphomes cutanés (GFELC) sont essentielles pour optimiser la prise en charge.
La lymphoprolifération T CD4+ à petites et moyennes cellules constitue une entité particulière à connaître, située à la frontière entre prolifération bénigne et véritable lymphome cutané.

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Le carcinome épidermoïde cutané (CEC) constitue un enjeu croissant de santé publique du fait de l’augmentation de son incidence, en particulier chez les patients âgés, fortement photo-exposés et immunodéprimés. Malgré l’efficacité démontrée de la photoprotection et des traitements de champ, leur impact préventif reste limité par une observance imparfaite et une efficacité insuffisante chez les patients à haut risque.
Dans ce contexte, la nicotinamide (vitamine B3) s’impose comme une option de chimioprévention systémique simple, bien tolérée et facilement accessible. Son rationnel biologique repose sur la restauration des réserves intracellulaires de NAD+, l’amélioration de la réparation de l’ADN photo-induit, la réduction du stress oxydatif et la préservation de l’immunité cutanée.
Plusieurs essais randomisés contrôlés, études observationnelles et méta-analyses montrent une diminution significative de l’incidence des kératoses actiniques et des carcinomes épidermoïdes, en particulier chez les patients immunocompétents à haut risque et chez les transplantés d’organes solides lorsque le traitement est introduit précocement.
Cet article propose une synthèse des données disponibles sur la nicotinamide dans la prévention des CEC, en distinguant son intérêt selon le statut immunitaire et la charge tumorale préalable, et en la positionnant par rapport aux autres stratégies de chimioprévention actuellement disponibles.

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Les maladies auto-immunes systémiques présentent des formes plus sévères et précoces chez les patients d’ascendance africaine. Ces populations sont sous-représentées dans les études cliniques et dans l’iconographie médicale. Le lupus érythémateux systémique y est 2 à 3 fois plus fréquent que chez les Caucasiens, avec un début plus jeune, une atteinte rénale fréquente, une mortalité accrue et des particularités immunologiques. Très peu de données sont disponibles en ce qui concerne la dermatomyosite ; elle se distingue par des calcinoses plus fréquentes, un érythème héliotrope rare et des dyschromies caractéristiques, souvent responsables de retards diagnostiques. La sclérodermie systémique débute précocement, avec une prédominance des formes diffuses sévères, des signes cutanés pigmentaires spécifiques et une association aux anticorps anti-U3RNP, liés à des atteintes viscérales graves. La sarcoïdose est plus fréquente et sévère, marquée par des lésions cutanées spécifiques et des atteintes systémiques, notamment cardiaques et neurologiques, de mauvais pronostic. Ces données mettent en évidence l’importance de former les cliniciens aux présentations atypiques sur peau noire, de réduire les inégalités d’accès aux soins et de promouvoir des études dédiées.

Revues générales
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ChatGPT s’impose en dermatologie comme un outil d’assistance pédagogique et clinique. Il soutient la formation continue, la création de contenus pour les patients et la rédaction de documents médicaux. En pratique, il facilite le diagnostic différentiel et la communication médecin-patient, tout en optimisant le temps médical. Ses atouts résident dans la maîtrise du langage naturel et la polyvalence de ses usages. Mais ses limites – incapacité d’analyse d’images, risques d’erreurs, enjeux de confidentialité – imposent un usage encadré. L’avenir repose sur les modèles multimodaux et la formation des praticiens. ChatGPT apparaît ainsi comme un allié, non un substitut, du dermatologue.

Revues générales Levée de la PIH : comment prescrire les biothérapies de la dermatite atopique dans la pratique du cabinet ?
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Les biothérapies ont foncièrement amélioré la prise en charge des maladies inflammatoires chroniques toutes spécialités confondues. De plus, depuis 2024, la levée de la prescription initiale hospitalière (PIH) de ces traitements a facilité l’accès à ces prescriptions pour nos patients. Dans la dermatite atopique (DA), de nouvelles recommandations de prise en charge ont été proposées par le Groupe de recherche sur l’eczéma atopique (GREAT), et ce de façon plus adaptée à la performance, à la tolérance et au maintien thérapeutique des traitements disponibles, biothérapies et anti-JAK. Le GREAT est en discussion à ce jour avec la Haute Autorité de santé (HAS) pour adapter ces recommandations au remboursement en première ligne de ces produits.

Revues générales Pelade : cibler la voie JAK-STAT
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La pelade (alopecia areata) est une maladie inflammatoire auto-immune multifactorielle fréquente caractérisée par la perte des cheveux et/ou poils (alopécie) pouvant toucher n’importe quelle région corporelle [1, 2]. Longtemps considérée comme une maladie “esthétique”, la pelade a pourtant un retentissement psychosocial majeur [3-5].
Alors que le traitement de la pelade a longtemps été synonyme de frustration pour les patients et les dermatologues, les récentes avancées dans la compréhension de la physiopathologie de la maladie et l’avènement de thérapies immunomodulatrices telles que les inhibiteurs de JAK (JAKi) ont changé le pronostic de la maladie.
Les JAKi sont désormais les traitements de 1re intention de la pelade sévère. Avec leur arrivée se posent désormais de nombreuses questions pour les praticiens, auxquelles je vais tenter de répondre.

Revues générales Opérer au cabinet dans des conditions optimales
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La chirurgie dermatologique ne fait pas partie des treize spécialités chirurgicales officielles, bien qu’elle soit reconnue par la Haute Autorité de santé (HAS), l’Institut national du cancer et l’Académie nationale de chirurgie comme une pratique interventionnelle. Les cabinets médicaux ne sont pas définis réglementairement et ont des niveaux d’environnement et d’équipement hétérogènes. En France, il n’y a pas vraiment de développement de structures alternatives, contrairement aux pays anglosaxons, entre les cabinets médicaux et les établissements de soins. Comme pour toute chirurgie, la chirurgie dermatologique expose à un risque infectieux, hémorragique ou fonctionnel. Pour autant, la littérature internationale ne relate pas plus d’infections du site opératoire quand les interventions sont réalisées au cabinet plutôt qu’au bloc opératoire, sous réserve du respect des règles de bonne pratique.

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