Revues générales

Revues générales Prise en charge des infections sexuellement transmissibles : que disent les nouvelles recommandations ?
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Cet article synthétise les recommandations actualisées de la Haute Autorité de santé (HAS) sur la prise en charge thérapeutique des infections sexuellement transmissibles (IST) symptomatiques, succédant aux recommandations de 2016. Il détaille les stratégies diagnostiques et thérapeutiques germe par germe (Chlamydia trachomatis, gonocoque, syphilis, herpès, Mycoplasma genitalium, Trichomonas vaginalis) en insistant sur les traitements de première et deuxième intentions. Les auteurs rappellent l’importance d’une approche globale de la santé sexuelle intégrant prévention, notification des partenaires et orientation vers les dispositifs adaptés.

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Le mycosis fongoïde (MF) est le lymphome cutané T le plus fréquent, souvent diagnostiqué par le dermatologue. Le diagnostic repose sur la confrontation anatomo-clinique et peut nécessiter des biopsies répétées en raison d’une grande variabilité histologique.
Dans la majorité des cas, il s’agit d’une forme indolente et de bon pronostic, pouvant être prise en charge en ville comme à l’hôpital, principalement par traitements topiques ou photothérapie, après validation en réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP). L’identification précoce des formes agressives, la coordination ville-hôpital et l’orientation vers les centres experts du Groupe français d’étude des lymphomes cutanés (GFELC) sont essentielles pour optimiser la prise en charge.
La lymphoprolifération T CD4+ à petites et moyennes cellules constitue une entité particulière à connaître, située à la frontière entre prolifération bénigne et véritable lymphome cutané.

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Le carcinome épidermoïde cutané (CEC) constitue un enjeu croissant de santé publique du fait de l’augmentation de son incidence, en particulier chez les patients âgés, fortement photo-exposés et immunodéprimés. Malgré l’efficacité démontrée de la photoprotection et des traitements de champ, leur impact préventif reste limité par une observance imparfaite et une efficacité insuffisante chez les patients à haut risque.
Dans ce contexte, la nicotinamide (vitamine B3) s’impose comme une option de chimioprévention systémique simple, bien tolérée et facilement accessible. Son rationnel biologique repose sur la restauration des réserves intracellulaires de NAD+, l’amélioration de la réparation de l’ADN photo-induit, la réduction du stress oxydatif et la préservation de l’immunité cutanée.
Plusieurs essais randomisés contrôlés, études observationnelles et méta-analyses montrent une diminution significative de l’incidence des kératoses actiniques et des carcinomes épidermoïdes, en particulier chez les patients immunocompétents à haut risque et chez les transplantés d’organes solides lorsque le traitement est introduit précocement.
Cet article propose une synthèse des données disponibles sur la nicotinamide dans la prévention des CEC, en distinguant son intérêt selon le statut immunitaire et la charge tumorale préalable, et en la positionnant par rapport aux autres stratégies de chimioprévention actuellement disponibles.

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ChatGPT s’impose en dermatologie comme un outil d’assistance pédagogique et clinique. Il soutient la formation continue, la création de contenus pour les patients et la rédaction de documents médicaux. En pratique, il facilite le diagnostic différentiel et la communication médecin-patient, tout en optimisant le temps médical. Ses atouts résident dans la maîtrise du langage naturel et la polyvalence de ses usages. Mais ses limites – incapacité d’analyse d’images, risques d’erreurs, enjeux de confidentialité – imposent un usage encadré. L’avenir repose sur les modèles multimodaux et la formation des praticiens. ChatGPT apparaît ainsi comme un allié, non un substitut, du dermatologue.

Revues générales Levée de la PIH : comment prescrire les biothérapies de la dermatite atopique dans la pratique du cabinet ?
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Les biothérapies ont foncièrement amélioré la prise en charge des maladies inflammatoires chroniques toutes spécialités confondues. De plus, depuis 2024, la levée de la prescription initiale hospitalière (PIH) de ces traitements a facilité l’accès à ces prescriptions pour nos patients. Dans la dermatite atopique (DA), de nouvelles recommandations de prise en charge ont été proposées par le Groupe de recherche sur l’eczéma atopique (GREAT), et ce de façon plus adaptée à la performance, à la tolérance et au maintien thérapeutique des traitements disponibles, biothérapies et anti-JAK. Le GREAT est en discussion à ce jour avec la Haute Autorité de santé (HAS) pour adapter ces recommandations au remboursement en première ligne de ces produits.

Revues générales Pelade : cibler la voie JAK-STAT
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La pelade (alopecia areata) est une maladie inflammatoire auto-immune multifactorielle fréquente caractérisée par la perte des cheveux et/ou poils (alopécie) pouvant toucher n’importe quelle région corporelle [1, 2]. Longtemps considérée comme une maladie “esthétique”, la pelade a pourtant un retentissement psychosocial majeur [3-5].
Alors que le traitement de la pelade a longtemps été synonyme de frustration pour les patients et les dermatologues, les récentes avancées dans la compréhension de la physiopathologie de la maladie et l’avènement de thérapies immunomodulatrices telles que les inhibiteurs de JAK (JAKi) ont changé le pronostic de la maladie.
Les JAKi sont désormais les traitements de 1re intention de la pelade sévère. Avec leur arrivée se posent désormais de nombreuses questions pour les praticiens, auxquelles je vais tenter de répondre.

Revues générales Opérer au cabinet dans des conditions optimales
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La chirurgie dermatologique ne fait pas partie des treize spécialités chirurgicales officielles, bien qu’elle soit reconnue par la Haute Autorité de santé (HAS), l’Institut national du cancer et l’Académie nationale de chirurgie comme une pratique interventionnelle. Les cabinets médicaux ne sont pas définis réglementairement et ont des niveaux d’environnement et d’équipement hétérogènes. En France, il n’y a pas vraiment de développement de structures alternatives, contrairement aux pays anglosaxons, entre les cabinets médicaux et les établissements de soins. Comme pour toute chirurgie, la chirurgie dermatologique expose à un risque infectieux, hémorragique ou fonctionnel. Pour autant, la littérature internationale ne relate pas plus d’infections du site opératoire quand les interventions sont réalisées au cabinet plutôt qu’au bloc opératoire, sous réserve du respect des règles de bonne pratique.

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La dermatite atopique (DA) a bénéficié de l’apport de nombreuses thérapeutiques auxquelles, pour certaines, la simplification d’autorisation de prescription a permis à de nombreux patients d’avoir accès. Si le principe de base thérapeutique est l’hydratation cutanée et les dermocorticoïdes, il appartient au dermatologue de proximité de bien gérer les cas les plus résistants en utilisant les traitements les plus efficaces et les mieux tolérés. La décision médicale partagée permet d’orienter le choix vers une option qui convient autant au patient qu’au médecin.

Revues générales Orienter le traitement du psoriasis en fonction du choix de la cible
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En 2025, le choix thérapeutique dans le psoriasis est très varié et s’oriente au profit du bien-être du patient. Tout dermatologue devrait savoir quelle conduite envisager devant un patient atteint de psoriasis et s’il convient de l’adapter entre le début de la prise en charge et le suivi. Aussi ne faut-il pas hésiter à changer de traitement, si lors de la réévaluation du patient, le PASI 90 et un PASI absolu < 3 ne sont pas obtenus ou si la tolérance est mauvaise. La méthode DELPHI peut aussi influencer les choix thérapeutiques dans le cas de psoriasis sans antécédents et sans comorbidités. Ce consensus traduit l’orientation des dermatologues experts dans le psoriasis vers les classes anti-IL17 ou IL23 après échec – ou intolérance – du méthotrexate en 1re ligne thérapeutique. Il ne faut pas oublier qu’il est possible, pour s’orienter dans les choix, de suivre les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS). De même, les futures recommandations du groupe de recherche sur le psoriasis de la Société française de dermatologie (SFD) seront disponibles au dernier trimestre 2025.

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Le dermatologue peut être confronté, dans sa pratique, à des lésions palpébrales nécessitant une prise en charge chirurgicale.
Du fait de sa spécificité ainsi que de la proximité du globe oculaire et des voies lacrymales, cette chirurgie requiert des connaissances anatomiques et chirurgicales particulières pour garantir un bon résultat fonctionnel et esthétique.