Auteur Hebert V.

Clinique dermatologique Centre de référence des maladies bulleuses auto-immunes Inserm U1234 PANTHER CHU de ROUEN.

Revues générales Pelade : cibler la voie JAK-STAT
0

La pelade (alopecia areata) est une maladie inflammatoire auto-immune multifactorielle fréquente caractérisée par la perte des cheveux et/ou poils (alopécie) pouvant toucher n’importe quelle région corporelle [1, 2]. Longtemps considérée comme une maladie “esthétique”, la pelade a pourtant un retentissement psychosocial majeur [3-5].
Alors que le traitement de la pelade a longtemps été synonyme de frustration pour les patients et les dermatologues, les récentes avancées dans la compréhension de la physiopathologie de la maladie et l’avènement de thérapies immunomodulatrices telles que les inhibiteurs de JAK (JAKi) ont changé le pronostic de la maladie.
Les JAKi sont désormais les traitements de 1re intention de la pelade sévère. Avec leur arrivée se posent désormais de nombreuses questions pour les praticiens, auxquelles je vais tenter de répondre.

Dossier : Compte rendu des 19es JIRD
0

La pelade (alopecia areata) est une maladie inflammatoire auto-immune multifactorielle fréquente caractérisée par la perte des cheveux et/ou poils (alopécie) pouvant toucher n’importe quelle région corporelle [1, 2]. L’incidence cumulée au cours de la vie est d’environ 2,2 % et 40 % des patients réaliseront leur première poussée avant l’âge de 20 ans [1-4]. Pour exemple, aux États-Unis, la prévalence de la pelade chez l’enfant est de 3,5/1 000 chez les filles et 6,7/1 000 chez les garçons. Les cas de pelade de l’enfant sont donc un motif fréquent de consultation mais, à ce jour, aucun traitement n’est pourtant remboursé dans cette indication.

Au rang des comorbidités auto-immunes/inflammatoires les plus fréquemment retrouvées chez l’enfant, on retrouve la dermatite atopique, les dysthyroïdies, le vitiligo [5]. Les comorbidités psychiatriques à type de syndrome anxieux ou troubles du comportement alimentaire sont également fréquentes, sans pour autant que l’on sache vraiment leur point de départ. Quoi qu’il en soit, celles-ci seront à prendre en considération afin de choisir la stratégie thérapeutique adaptée.