Androcur en dermatologie : quels risques ?

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L’Androcur (et ses génériques) est un progestatif, l’acétate de cyprotérone, qui a une autorisation de mise sur le marché (AMM) depuis de nombreuses années dans plusieurs indications.

Chez la femme, il est indiqué dans les hirsutismes féminins majeurs d’origine non tumorale (idiopathique, syndrome des ovaires polykystiques) lorsqu’ils retentissent gravement sur la vie psycho-affective et sociale. C’est un traitement de première intention. Il est prescrit initialement à la dose de 50 mg/j du 1er au 20e jour du cycle associé à de l’éthinylestradiol. La dose d’entretien habituellement proposée est de 25 à 50 mg/j les 20 premiers jours du cycle, toujours associée à l’éthinylestradiol.

Chez l’homme, l’acétate de cyprotérone est un traitement palliatif antiandrogénique du cancer de la prostate (200 à 300 mg/j). Il est également indiqué à la dose de 100 mg/j pour réduire les pulsions sexuelles dans les paraphilies en association à une prise en charge psychothérapeutique. Il est également prescrit hors AMM, notamment en dermatologie dans le traitement de l’acné et des alopécies androgénétiques ou alopécies féminines diffuses.

L’attention des prescripteurs a été attirée il y a déjà quelques années sur le risque de développement de méningiome sous acétate de cyprotérone et une étude de type exposé/non exposé toute récente vient de confirmer ce risque de manière claire. À cette occasion, il est apparu intéressant de faire le point sur les effets secondaires de cette molécule et de discuter du rapport bénéfice/risque dans son indication AMM chez la femme mais aussi lors de son usage hors AMM.

Les risques “classiques” de l’acétate de cyprotérone

L’acétate de cyprotérone, de par son activité progestative et antiandrogène, est responsable de nombreux effets secondaires plus ou moins acceptables pour les patientes. Ces troubles peuvent apparaître précocement et ne sont pas liés à la dose ni à la durée du traitement. Il peut s’agir de troubles gynécologiques comme des modifications des règles (règles irrégulières, spotting), d’une sensation de tension mammaire, de modifications de la libido mais aussi de troubles systémiques tels que des céphalées, des variations de poids ou des troubles de l’humeur (syndrome[...]

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À propos de l’auteur

Département de Dermatologie, CHU de MONTPELLIER.

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