Maladie de Lyme : ce que le dermatologue doit savoir

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La maladie de Lyme est la plus fréquente des maladies infectieuses transmises par un vecteur dans l’hémisphère Nord. La bactérie responsable est un spirochète flagellé du genre Borrelia, dont le vecteur est une tique dure, Ixodes ricinus en Europe de l’Ouest. Il s’agit d’une maladie infectieuse systémique, qui se manifeste en premier lieu par des lésions cutanées – en particulier en Europe – mais qui peut aussi avoir des expressions neurologiques, articulaires, cardiaques et ophtalmologiques potentiellement invalidantes [1]. Ces manifestations extra-cutanées, notamment neurologiques et cardiaques, devront toujours être dépistées par l’interrogatoire et l’examen clinique. De manière importante, seuls les signes cutanés sont spécifiques, le dermatologue a donc un rôle important à jouer dans la prise en charge de la maladie de Lyme.

Épidémiologie : une maladie non rare en France

Cinq espèces de Borrelia sont reconnues pathogènes pour l’homme en Europe : B. afzelii, B. burgdorferi sensu stricto (seule présente aux États-Unis), B. garinii, B. bavariensis et B. spielmanii. Le réservoir de ces bactéries est constitué de petits rongeurs et oiseaux, sur lesquels les larves et nymphes d’Ixodes font leurs repas sanguins. La maladie est avant tout transmise par les nymphes (fig. 1) car les femelles adultes, qui se nourrissent sur de grands mammifères, sont plus fréquemment détectées et retirées en raison de leur taille.

L’exposition aux tiques Ixodes a lieu durant les mois de mai à septembre, lors d’activités en extérieur, non seulement en forêt et prairies mais aussi dans des parcs urbains ou jardins d’habitation. L’ensemble du territoire français métropolitain est concerné, les[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermatologie, Hôpitaux Universitaires de STRASBOURG.

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