Quoi de neuf en pathologie unguéale ?

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Dermatoses et maladies systémiques

  • Il paraissait légitime, selon Grover et al. [1], de faire bénéficier le psoriasis isolé de l’appareil unguéal d’injections de méthotrexate (MTX) dans le lit de l’ongle. Quatre patients (30 ongles) ont reçu ce traitement avec un suivi à 3 semaines (0,1 mL d’une solution à 25 mg/mL).

Le NAPSI, de 4,87 au départ est passé à 2,17, de façon statistiquement significative (p < 0,001). Les effets indésirables se sont traduits par une douleur et une pigmentation au site d’injection ainsi que des hémorragies du lit. Avouons que la proximité de la matrice nous laisse quelque peu perplexe sur le risque encouru !

Dexpanthénol et acide salicylique se sont montrés capables d’améliorer la pénétration de l’aprémilast [2] dans l’appareil unguéal, esquissant ainsi un nouvel espoir thérapeutique, indolore, dans le traitement des formes unguéales du psoriasis.

  • La porokératose [3] traduit un trouble de la kératinisation. Il en existe plusieurs variantes : porokératose de Mibelli, porokératose superficielle actinique disséminée, formes linéaires, géantes et ptychotropiques. Il existe peu d’observations d’atteintes unguéales et encore appartiennent-elles le plus souvent à la variété linéaire. La jeune fille de 14 ans décrite par Pawar présente une plaque annulaire du dos de la main droite avec destruction de l’ongle de l’annulaire droit.

Les atteintes unguéales et la porokératose comportent des fissures, une accentuation du relief des lignes longitudinales, voire un ptérygion. Après chute de la tablette, on constate un lit jonché de débris verrucoïdes. De rares observations font état d’une résorption osseuse sous-jacente justifiant une évaluation radiographique. Le traitement varie selon le type et l’étendue des lésions mais il n’existe pas de consensus, en particulier lorsque l’atteinte de l’appareil unguéal complique la dermatose. Il faut rappeler toutefois que 7,5 % des cas de porokératose peuvent dégénérer en maladie de Bowen ou d’épithélioma spinocellulaire.

Effets adverses des médicaments

  • Une femme de 68 ans est opérée pour un carcinome pulmonaire. Quatre jours après avoir débuté un traitement par afatinib (40 mg/j) [4], elle développe des lésions[...]

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À propos de l’auteur

Centre de diagnostic et traitement des maladies des ongles, CANNES.

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