Traitements combinés par thérapie ciblée anti-BRAF et anti-MEK dans le mélanome avancé

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À la suite d’un développement épidémiologique majeur au cours des 30 dernières années, le mélanome est devenu le cinquième cancer par rang de fréquence chez l’homme et le sixième chez la femme. Il s’agit désormais d’un problème très significatif en termes de santé publique. Des progrès très importants ont été réalisés ces dernières années dans la compréhension tant des mécanismes physiopathologiques de cette tumeur, avec mise en évidence de certaines mutations somatiques importantes, que de l’importance majeure des relations entre l’immunité de l’hôte et la tumeur avec la découverte de l’existence de mécanismes freinateurs de la réponse immune antitumorale [1, 2].

Ces progrès “fondamentaux” n’ont pas tardé à se traduire en avancées thérapeutiques très importantes qui ont enfin permis d’améliorer le pronostic des formes avancées de la maladie, peu influencées jusqu’à présent par les traitements proposés en raison de sa forte chimio- et radiorésistance [3]. Pour impressionnants qu’ils soient, les résultats obtenus par ces nouveaux traitements – soit “ciblés” agissant sur les voies de signalétique intracellulaires, soit libérant la réponse immune – se sont assez vite heurtés à des limitations liées à une résistance primaire, à une durée de réponse limitée en raison de l’apparition secondaire de résistance, ou encore à l’apparition d’une toxicité importante contraignant à réduire les doses ou à interrompre le traitement [2-4].

La tendance actuelle est donc à mieux comprendre les mécanismes de résistance pour les surmonter et à enrichir l’arsenal thérapeutique de nouveaux traitements et de nouvelles stratégies, utilisant notamment des traitements combinés permettant d’augmenter tant le taux de réponse initial que la durée de réponse et ainsi la survie globale mais aussi, assez paradoxalement, de réduite la toxicité parfois limitante de certains traitements quand ils sont reçus isolément.

Cette stratégie de traitement combinés, soit simultanés soit séquentiels, est donc l’objet d’un nombre croissant d’essais cliniques utilisant soit des molécules déjà connues, soit associant des molécules connues et des traitements novateurs. Ces associations ne sont bien sûr pas élaborées au hasard mais reposent sur un rationnel physiopathologique précis, notamment en ce qui concerne[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermatologie et Inserm U1058, Université de MONTPELLIER.

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