La prise en charge du vitiligo, maladie auto-immune responsable d’une dépigmentation cutanée, reste une approche encore difficile. Néanmoins, l’éventail des stratégies thérapeutiques s’élargit et offre aujourd’hui de meilleurs résultats pour de nombreux patients. Repérer rapidement les phases d’activité de la maladie est primordial pour instaurer un traitement précoce et bloquer son extension. L’approche standard est désormais bien codifiée, associant le plus souvent un traitement immunomodulateur, qu’il soit par voie locale ou orale, et une exposition solaire, qu’elle soit naturelle ou en cabine de photothérapie. L’arrivée récente du ruxolitinib en application locale améliore les algorithmes de soins et marque le point de départ de futures thérapies ciblées.
Principes et objectifs de la prise en charge
L’orientation thérapeutique dépend de critères cliniques précis : le type de vitiligo, le pourcentage de surface atteinte et le degré d’évolutivité. Une analyse rigoureuse de ces paramètres est requise avant toute prescription.
La prise en charge s’articule autour de trois objectifs principaux :
- Stopper l’évolution de la pathologie.
- Stimuler la repigmentation en favorisant la régénération et la multiplication des mélanocytes.
- Maintenir la repigmentation pour éviter les récidives.
En pratique, ces objectifs s’entrecroisent. Maîtriser l’inflammation auto-immune sous-jacente peut suffire à stimuler la pigmentation, mais l’exposition solaire comme la photothérapie UVB à spectre étroit (NB-UVB), permet d’accélérer ce processus (fig. 1). Si la dépigmentation excède 50 % de la surface corporelle totale, il reste possible d’évoquer dans certains cas une[...]
Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.
Vous êtes abonné(e)
IDENTIFIEZ-VOUS
Connectez-vous pour lire la suite
Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS
Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales
S'inscrire
