Efficacité du traitement par upadacitinib après échec du baricitinib dans la pelade modérée à sévère : une étude multicentrique rétrospective

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  1. Annonce

La pelade est une maladie inflammatoire chronique, d’origine auto-immune, non cicatricielle, caractérisée par une perte de cheveux ou de poils. Son incidence cumulée au cours de la vie est d’environ 2 % de la population générale. Au-delà de son impact dermatologique, elle s’accompagne d’un retentissement psychosocial majeur, particulièrement dans les formes sévères type pelade universelle ou décalvante totale.

Sur le plan physiopathologique, la maladie résulte d’une rupture du privilège immunitaire du follicule pileux, conduisant à une infiltration de lymphocytes T cytotoxiques. Ce processus est largement médié par l’interféron-γ et l’interleukine-15, via l’activation de la voie de signalisation (JAK/STAT).

Le baricitinib, inhibiteur sélectif de JAK1 et JAK2, est le premier inhibiteur de JAK qui a démontré son efficacité dans des essais de phase III et est actuellement approuvé dans le traitement des formes sévères de pelade. Environ la moitié des patients reste néanmoins réfractaire à ce traitement et n’obtient pas une repousse capillaire cliniquement significative. La question de l’efficacité d’un changement vers un autre inhibiteur de JAK chez ces patients se pose donc et est encore peu documentée.

L’upadacitinib, inhibiteur sélectif de JAK1, a montré des résultats prometteurs dans des séries rétrospectives et des données préliminaires lorsqu’il est utilisé en première intention, y compris chez des patients atteints de formes sévères ou réfractaires. Nous avons donc conduit une étude rétrospective multicentrique nationale afin d’évaluer l’efficacité et la tolérance de l’upadacitinib en seconde intention chez des patients atteints de pelade sévère réfractaire au baricitinib.

Méthodes

Une étude observationnelle rétrospective multicentrique a été réalisée au sein de cinq centres en France, entre mai 2023 et mai 2025, sur des patients adultes (> 18 ans), atteints de pelade sévère, donc avec un score SALT ≥ 50 ou ≥ 30 associé à des facteurs aggravants (retentissement psychologique important, altération significative de la qualité de vie, atteinte des poils corporels). Tous les patients avaient été traités par baricitinib avant de recevoir un traitement par upadacitinib en raison d’une réponse clinique insuffisante, c’est-à-dire une amélioration du SALT inférieure à 30 % après 6 mois de traitement. Les données démographiques, cliniques, thérapeutiques et de tolérance ont été recueillies au sein de dossiers médicaux via un formulaire standardisé et anonymisé. Le critère de jugement principal était une réponse majeure sous upadacitinib définie par[...]

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À propos des auteurs

Université de Rouen-Normandie, Inserm, PANTHER UMR 1234, Service de Dermatologie – CHU de ROUEN

Service de Dermatologie, Polyclinique Courlancy, REIMS. ResoPso (http://www.reso.resopso.fr).

Service de Dermatologie, CHU de LILLE.

Service de Dermatologie, Hôpital Nord, CHU AMIENS.

Service de Dermatologie, CHU Hôtel-Dieu, NANTES.

Clinique dermatologique Centre de référence des maladies bulleuses auto-immunes Inserm U1234 PANTHER CHU de ROUEN.