Auteur Chaby G.

Service de Dermatologie, Hôpital Nord, CHU AMIENS.

On parle des équipes françaises
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Les données concernant l’efficacité et la tolérance des traitements de la dermatite atopique (DA) chez les personnes âgées restent limitées. Cette étude observationnelle prospective multicentrique française avait pour objectif d’évaluer l’efficacité et la tolérance des choix thérapeutiques de pratique courante chez les patients âgés de 65 ans et plus atteints de DA, comparativement à ceux de moins de 65 ans. Les critères d’évaluation étaient le score EASI (Eczema Area and Severity Index), les hospitalisations liées à la DA et la qualité de vie. 679 patients ont été inclus dont 83 patients âgés de ≥ 65 ans. À l’inclusion, 73,3 % présentaient une DA modérée à sévère et une biothérapie a été choisie chez 72,3 % des ≥ 65 ans et 54,0 % des < 65 ans. À 12 mois, le score EASI diminuait dans les deux groupes (p = 0,845), et la qualité de vie s’améliorait. Ces données en vie réelle suggèrent que les biothérapies peuvent être utilisées chez les sujets âgés avec un bon rapport bénéfice/risque.

Revues générales
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La consultation mixte rhumatologie-dermatologie mise en place au CHU d’Amiens depuis 2008 s’inscrit dans l’objectif d’optimiser la collaboration entre ces deux disciplines pour améliorer la prise en charge des maladies inflammatoires ou systémiques cutanéo-articulaires. Cette approche collaborative est particulièrement fructueuse pour le traitement du rhumatisme psoriasique. Outre l’amélioration du diagnostic précoce du rhumatisme psoriasique, la décision thérapeutique dépend de la contribution de chacune des deux disciplines en s’appuyant sur l’expérience clinique, les recommandations établies par les sociétés savantes de rhumatologie et de dermatologie, et le développement continu de nouvelles thérapeutiques.

Dossier : Troubles acquis de la kératinisation
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Le pityriasis lichénoïde (PL) est un trouble de la kératinisation qui affecte de manière prépondérante les adultes jeunes et les enfants. Trois formes cliniques sont décrites : le pityriasis lichénoïde chronique, le pityriasis lichénoïde et varioliforme aigu (dont la distinction est en réalité très discutable s’agissant de tableaux extrêmes d’une même entité), et le pityriasis lichénoïde et varioliforme aigu ulcéro-nécrotique fébrile, forme beaucoup plus rare qui peut mettre en jeu le pronostic vital.
Quels que soient la présentation clinique et les différents traitements proposés, l’évolution est marquée par des poussées qui se succèdent souvent durant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Si l’étiopathogénie n’est pas encore élucidée, plusieurs indices laissent penser que le PL pourrait traduire un état lymphoprolifératif à la frontière d’une pathologie inflammatoire et néoplasique appartenant notamment au spectre des lymphoproliférations cutanées CD30+.