Auteur Quiles N.

Hôpital Saint-Joseph, MARSEILLE.

Revues générales Levée de la PIH : comment prescrire les biothérapies de la dermatite atopique dans la pratique du cabinet ?
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Les biothérapies ont foncièrement amélioré la prise en charge des maladies inflammatoires chroniques toutes spécialités confondues. De plus, depuis 2024, la levée de la prescription initiale hospitalière (PIH) de ces traitements a facilité l’accès à ces prescriptions pour nos patients. Dans la dermatite atopique (DA), de nouvelles recommandations de prise en charge ont été proposées par le Groupe de recherche sur l’eczéma atopique (GREAT), et ce de façon plus adaptée à la performance, à la tolérance et au maintien thérapeutique des traitements disponibles, biothérapies et anti-JAK. Le GREAT est en discussion à ce jour avec la Haute Autorité de santé (HAS) pour adapter ces recommandations au remboursement en première ligne de ces produits.

Point d'actualité
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Bien que le psoriasis soit une maladie inflammatoire chronique, il est possible aujourd’hui de traiter efficacement un grand nombre de patients. Pour affiner la stratégie thérapeutique, la question se pose de l’intérêt, pour nos derniers traitements déjà si efficaces, de la position d’un traitement plus précoce pour potentiellement diminuer la mémoire immunologique avant qu’elle ne s’installe.
Les premières études donnent de l’espoir quant à ce positionnement qui, s’il se confirme, sera peut-être intégré dans nos recommandations. Ce traitement précoce permettra, sans aucun doute, à nos patients de récupérer un meilleur parcours de vie et peut-être d’éviter l’apparition de comorbidités, ce qui demandera d’être confirmé par des études prospectives.

Revues générales
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À l’heure de la médecine personnalisée, nos prescriptions s’adaptent dans toutes les pathologies à nos patients. Cela est aussi vrai dans la prise en charge du psoriasis. Cette pathologie inflammatoire s’accompagne de nombreuses comorbidités à dépister et prendre en charge.
Ces maladies associées rendent certains traitements difficiles à prescrire. Heureusement, le panel thérapeutique, riche aujourd’hui, permet une individualisation thérapeutique selon le contexte clinique. La sévérité et la forme clinique du psoriasis mais aussi les affections satellites guident nos prescriptions.

Revues générales
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Le traitement du psoriasis en plaques est bien codifié, celui des localisations particulières (visage, paumes des mains et plantes des pieds, cuir chevelu, plis, organes génitaux, ongles) reste moins étudié. Le traitement de ces localisations est difficile avec un recours aux traitements systémiques souvent retardé du fait des difficultés d’évaluation de la sévérité, surtout dans les formes isolées. Pourtant, la qualité de vie des patients atteints est fortement altérée.
Les études récentes confirment l’inadéquation entre les attentes des patients et les traitements qui leur sont proposés et cet écart est un facteur d’inobservance. L’éducation thérapeutique et de nouvelles échelles de sévérité adaptées à la souffrance du patient pourraient améliorer la prise en charge.