Auteur Girard C.

Service de Dermatologie, 
Hopital Saint-Éloi, MONTPELLIER.

Question flash Muqueuse buccale et maladies systémiques : les essentiels
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Les manifestations buccales sont fréquentes au cours des maladies systémiques auto-immunes et peuvent constituer à la fois des signes d’appel précoces et des marqueurs d’activité. Un examen buccal minutieux, réalisé dans des conditions optimales – idéalement sous un éclairage direct et, si possible, au fauteuil dentaire – est donc essentiel pour ne pas méconnaître des lésions parfois très discrètes. Bien qu’elles ne soient pas pathognomoniques, ces atteintes figurent souvent parmi les premières manifestations cliniques détectables. Elles peuvent ainsi être observées dès les stades initiaux de la maladie et, dans certains cas, constituer les seules anomalies cliniques visibles. La reconnaissance de ces atteintes par le clinicien joue donc un rôle majeur dans le diagnostic précoce, la prise en charge multidisciplinaire et le suivi thérapeutique des patients. Dans ce contexte, nous allons nous intéresser plus particulièrement aux manifestations buccales observées dans plusieurs maladies auto-immunes majeures : le lupus érythémateux systémique (LES), le syndrome de Gougerot-Sjögren, la sclérodermie systémique, la granulomatose avec polyangéite (GPA), et la dermatomyosite.

Revues générales
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La maladie de Verneuil ou hidradénite suppurée (HS) n’est pas une maladie à proprement parler infectieuse mais la prolifération bactérienne joue un rôle certain dans l’entretien des lésions inflammatoires et la prescription d’un traitement antibiotique est souvent proposée en première intention.
Aucune étude concernant l’évaluation de l’efficacité des traitements antibiotiques au cours de l’HS n’est de fort niveau de preuve. Les antibiotiques systémiques restent largement utilisés dans l’HS en cas de poussée aiguë, de prophylaxie secondaire ou en périopératoire.
Le traitement antibiotique en prophylaxie secondaire est fonction de la sévérité de la maladie selon le stade de Hurley et du nombre de poussées annuelles.
Le traitement des formes sévères d’HS (Hurley III) repose d’emblée sur une stratégie multidisciplinaire médico-chirurgicale, les traitements antibiotiques n’ayant qu’un effet suspensif.