Auteur A. Dompmartin

Service de Dermatologie CHU de CAEN

Revues générales Nouvelle classification 2025 des malformations vasculaires
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Les anomalies vasculaires constituent un ensemble hétérogène allant de lésions cutanées localisées à des formes complexes. La classification ISSVA (International Society for the Study of Vascular Anomalies) distingue tumeurs et malformations [1]. Au sein des malformations, le diagnostic et la prise en charge sont guidés par le caractère lent ou rapide du flux à l’échographie Doppler. Depuis 2015, l’étiopathogénie de ces malformations a été enrichie par la découverte de mutations identiques à celles des cancers mais siégeant au sein des cellules endothéliales vasculaires. La version 2025 [2, 3] intègre les données phénotypiques et génétiques qui permettent d’adapter la prise en charge thérapeutique avec l’émergence de thérapies ciblées sur les anomalies génétiques (médicaments utilisés en oncologie) [4]. Par son caractère évolutif et intégratif, elle s’inscrit dans une approche personnalisée, multidisciplinaire et fondée sur les données actuelles de la science.

La responsabilité du dermatologue qui a recours à l’intelligence artificielle
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L’intelligence artificielle (IA) générative et les grands modèles de langage (LLM) offrent un potentiel pour la recherche et la gestion des données médicales, sans toutefois remplacer les méthodes traditionnelles de diagnostic. Bien qu’ils augmentent les capacités des médecins, des biais et des erreurs similaires à celles des praticiens humains persistent. Sans cadre réglementaire clair, la responsabilité médicale en cas d’erreur d’un système d’IA demeure floue (médecin, développeur ou établissement de santé), créant des incertitudes juridiques. Par ailleurs, la surconfiance dans ces systèmes peut affecter le jugement clinique des médecins et avoir des répercussions psychologiques sur les patients.