Auteur Fougerousse A.-C

Service de Dermatologie,
Hôpital Bégin, SAINT-MANDÉ.

Point d'actualité Quels traitements à venir dans le psoriasis ?
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L’arsenal thérapeutique du psoriasis est déjà étendu : traitements topiques, systémiques classiques, biothérapies anti-TNF, anti-IL12/23, anti-IL17, anti-IL23p19, petites molécules (aprémilast, deucravacitinib). Alors que de nouvelles molécules et stratégies thérapeutiques sont actuellement en développement, voici une sélection parmi celles qui ont vu leurs résultats publiés ces derniers mois.

Point d'actualité Psoriasis du coude
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Les données épidémiologiques suggèrent que jusqu’à 30 % des patients avec un psoriasis cutané développeront un rhumatisme psoriasique sur une période de 20 ans. L’atteinte cutanée précède de 7 à 8 ans l’atteinte articulaire dans 72 % des cas. Trois phases ont récemment été décrites avant qu’un rhumatisme psoria­sique puisse être diagnostiqué selon les critères Caspar : une phase préclinique, caractérisée par une activation aberrante du système immunitaire, une phase subclinique avec des anomalies à l’imagerie mais sans traduction clinique, une phase prodromique avec des arthralgies, une asthénie mais sans synovite ou enthésite à l’examen.

Revues générales Hidradénite suppurée: que faire en cas d'échec à un traitement antibiotique de 1re ligne ?
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L’hidradénite suppurée est une dermatose inflammatoire chronique complexe, dont la physiopathologie n’est pas encore totalement élucidée. Sa prise en charge repose en première ligne sur les antibiotiques, puis en cas d’échec ou d’intolérance sur les biothérapies et la chirurgie. Depuis la publication des recommandations françaises en 2021, l’arsenal thérapeutique et le remboursement des biothérapies ont évolué. La 2e version des recommandations européennes a été publiée en décembre 2024 : elle précise les critères d’éligibilité à une biothérapie en prenant en compte la sévérité objective de la maladie, son évolutivité et l’impact sur la qualité de vie des patients. Elle positionne les trois biothérapies ayant l’AMM (adalimumab, sécukinumab et bimékizumab) en 2e ligne en cas d’échec à une antibiothérapie d’une durée de 3 mois et différencie les formes inflammatoires (relevant d’un traitement principalement médical) et non inflammatoires (relevant d’un traitement principalement chirurgical).

Point d'actualité
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La survie des biothérapies est un marqueur de leur efficacité, de leur tolérance, de la satisfaction des patients et de leur commodité d’utilisation. Dans l’hidradénite suppurée, aucune étude randomisée n’a comparé l’efficacité des biothérapies entre elles. Les biothérapies utilisées dans cette pathologie sont les anti-TNF (adalimumab ayant l’AMM dans cette indication, infliximab sans AMM mais présent dans les recommandations européennes et françaises), les anti-IL17 (sécukinumab ayant l’AMM et bimékizumab non encore remboursé dans cette indication) et les anti-IL23 (n’ayant pas prouvé leur efficacité, utilisés hors AMM dans cette pathologie). Les données de vraie vie concernant leur performance dans cette indication sont cependant limitées.

Revues générales
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Actuellement, différentes classes thérapeutiques sont disponibles pour la prise en charge de la DA modérée à sévère. La ciclosporine est le traitement systémique de 1re intention, les biothérapies (dupilumab et tralokinumab) et les inhibiteurs de JAK (baricitinib, abrocitinib et upadacitinib) étant indiqués en cas d’échec, de contre-indication ou d’intolérance à la ciclosporine. Du fait d’un mode d’action distinct, les biothérapies et les inhibiteurs de JAK ont un profil d’efficacité et de tolérance différent, permettant d’adapter le traitement aux comorbidités et aspirations du patient.

L’année thérapeutique 2023
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Comme tous les ans, nous constatons de nombreuses publications dans le psoriasis. Certaines apportent des précisions utiles pour les traitements existants, tant au niveau des résultats que des profils de sécurité, et d’autres montrent des études sur des molécules nouvelles très efficaces, certaines par voie orale.

L’année thérapeutique 2022
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Les publications dans le psoriasis ont encore été très abondantes en 2022.
Le psoriasis modéré à sévère ne constitue plus vraiment un problème à résoudre tant nous disposons d’une abondance de traitements efficaces. Un nombre croissant d’études en vie réelle nous renseigne sur les données chez les patients polypathologiques que nous soignons au quotidien. Il manquait un peu de traitements oraux et de nouvelles molécules vont apparaître bientôt. De nouvelles réglementations vont rendre plus accessibles les biothérapies pour les patients et de plus en plus de traitements disposent désormais d’une AMM pour nos jeunes patients.
Les psoriasis légers sont finalement plus difficiles à traiter mais de nouveaux traitements locaux seront prochainement disponibles.

Dossier : Maladie de Verneuil
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La maladie de Verneuil est une dermatose inflammatoire dont le diagnostic est purement clinique, avec de grandes variations phénotypiques. Différentes classifications ont été proposées mais leur reproductibilité est faible et ne permet pas de prédire la réponse aux traitements. Des formes cliniques particulières (atteinte cervico-faciale, en plaques…) ont été identifiées. La maladie de Verneuil peut s’associer à d’autres pathologies inflammatoires (rhumatismes inflammatoires chroniques, maladies inflammatoires chroniques intestinales, syndrome PAPA…) ou génétiques (maladie de Dowling-Degos, trisomie 21) qui doivent être recherchées par les praticiens.

L’année thérapeutique 2021
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Les publications sur le psoriasis sont toujours nombreuses quoiqu’un peu moins cette année tant la communauté dermatologique est polarisée sur l’apparition de traitements efficaces pour la dermatite atopique modérée à sévère. Nous arrivons de plus au bout de la chaîne métabolique aboutissant à la formation de la plaque de psoriasis et les nouvelles biothérapies sont dans le même registre. Heureusement, les recherches se poursuivent car, pour les quelques patients qui échappent aux traitements, les nouveautés sont toujours bienvenues.
Les biothérapies ont révolutionné le traitement du psoriasis modéré à sévère et, après presque 20 ans d’utilisation, nous sommes rassurés quant à leur relative innocuité. Le fait qu’elles n’exposent pas plus nos malades à la COVID-19, ce qui nous a permis de reprendre les initiations, montre qu’elles sont plus immunodépressives que suppressives. Malgré tout, de nombreux patients restent découragés par un parcours de soins complexe avant de pouvoir bénéficier de ces traitements, et ce même s’ils sont une bonne indication.