Lésions buccales : savoir évoquer une cause médicamenteuse

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De nombreux symptômes buccaux peuvent avoir une origine médicamenteuse. Certains sont maintenant très bien connus des cliniciens, par exemple les accroissements gingivaux observés avec la ciclosporine, les pigmentations muqueuses des antipaludéens de synthèse ou encore les mucites induites par la chimiothérapie. En fait, la très grande majorité des lésions endobuccales observées dans notre exercice quotidien peut être potentiellement induite par un médicament. Cette étiologie reste cependant trop rarement évoquée. En outre, en dehors de certaines situations aiguës bien individualisées (syndromes de Lyell/Stevens-Johnson, érythème polymorphe qui ne seront pas traités dans ce chapitre), le diagnostic est en général difficile à confirmer :

  • la chronologie est souvent très délicate à faire préciser par le patient, devant ces lésions souvent de découverte fortuite et fréquemment asymptomatiques ;
  • de très nombreux médicaments ou classes thérapeutiques ont été impliqués mais le niveau de preuve, permettant de préciser les critères d’imputabilité intrinsèque, reste faible dans la plupart des cas ;
  • il est enfin rarement possible, pour des raisons éthiques, d’arrêter le médicament pour s’assurer de la régression des lésions (souvent lente) puis de le réintroduire pour confirmer l’imputabilité extrinsèque du médicament suspecté !

Il n’en reste pas moins que le clinicien[...]

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À propos des auteurs

Service d’Oncodermatologie, Institut Claudius Regaud et Institut Universitaire du Cancer de Toulouse Oncopole, TOULOUSE.

Service de Médecine orale, Institut Claudius Regaud et Institut Universitaire du Cancer de Toulouse Oncopole, TOULOUSE.