La prise en charge actuelle du vitiligo, maladie auto-immune chronique dépigmentante, reste complexe. Toutefois, différentes stratégies peuvent être proposées aux patients, avec une bonne efficacité dans de nombreux cas. Tout d’abord, il est important d’identifier les patients en phase active de la maladie, car le traitement doit être initié le plus tôt possible afin d’en stopper la progression. La stratégie thérapeutique est désormais bien structurée et repose sur une combinaison de photothérapie (naturelle ou en cabine) et d’agents immunomodulateurs topiques.
La mise sur le marché récente du ruxolitinib topique apporte de nouvelles approches pour la prise en charge du vitiligo et ouvre la voie au développement de nouveaux traitements ciblés, topiques ou oraux.
Les stratégies de traitement sont déterminées par divers facteurs cliniques, notamment le sous-type de vitiligo, l’étendue de la dépigmentation et l’activité de la maladie. Une évaluation approfondie de ces éléments est indispensable avant de choisir une thérapie adaptée [1].
La prise en charge du vitiligo est souvent décrite autour de trois objectifs principaux :
- Stopper la progression de la maladie.
- Favoriser la repigmentation par régénération et prolifération des mélanocytes.
- Maintenir la repigmentation et prévenir les rechutes.
En pratique clinique, ces objectifs sont intimement liés. Ainsi, le contrôle du processus auto-immun sous-jacent peut induire une repigmentation spontanée, tandis que des traitements principalement destinés à stimuler la repigmentation, comme la photothérapie par UVB à spectre étroit (NB-UVB), exercent également des effets immunomodulateurs qui contribuent à stabiliser la maladie. Dans les cas où les zones dépigmentées couvrent plus de 50 % de la surface corporelle, une thérapie dépigmentante peut être envisagée [2, 3].
Une approche centrée sur le patient, connue sous le nom de décision médicale partagée, est de plus en plus reconnue dans la prise en charge du vitiligo. Elle consiste à informer le patient sur les options disponibles, à discuter de ses préférences et à clarifier les bénéfices, risques et limites de chaque modalité thérapeutique. Dans certaines situations, cela peut aboutir[...]
Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.
Vous êtes abonné(e)
IDENTIFIEZ-VOUS
Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS
Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales
S'inscrire
