Cas cliniques
Cas n° 1 : Une jeune femme de 17 ans (mineure au moment des faits), phototype IV, consulte le dermatologue pour hyperpilosité des membres inférieurs, de la ligne médiane abdominale et du maillot. Le dermatologue, après l’avoir adressée à une endocrinologue, pratique des séances de laser épilatoire et, après une séance test, choisit le laser Gentle Pro Alexandrite. La première séance, réalisée en mars, se déroule normalement. En revanche, la seconde, malgré un paramétrage identique par le dermatologue, est à l’origine de brûlures de 1er et 2nd degré superficielles, plus marquées sur les faces antérieures des cuisses et des jambes. Il persiste une hyperpigmentation post- inflammatoire (HPPI) à un an de l’incident.
Cas n° 2 : Une femme de 38 ans, phototype IV, consulte le dermatologue pour une épilation laser. Les quatre premières séances se déroulent normalement (épilation jambes entières, laser Alexandrite, marque Candela).
La cinquième séance est à l’origine d’une brûlure de 1er et 2nd degré superficielle post-laser Alexandrite, localisée à la face antérieure de la jambe gauche et du bord antéro-externe de la cuisse gauche. Les paramétrages du laser étaient toutefois identiques à ceux de la quatrième séance qui s’était bien déroulée.
À 6 mois de l’incident, la patiente présentait des macules hypochromiques sur la jambe gauche et le bord antéro-externe de la cuisse gauche. à un an, les macules hypochromiques avaient bien régressé (bien moins visibles), notamment après l’été.
Discussion médico-légale
Les deux cas étaient superposables :
– des phototypes élevés ;
– des délais trop courts après une exposition solaire : pour la première, 1 mois après un voyage à l’île Maurice, pour la seconde, 15 jours après un voyage en Espagne, mais la patiente avait insisté (elle s’était protégée et peu exposée…) ;
– laser Alexandrite.
Il existe un lien direct et certain entre la séance de laser épilatoire et la brûlure constatée. Dans les deux cas, le délai entre l’exposition solaire et la séance de laser Alexandrite est trop court chez des patientes de phototype IV.
Commentaires
Le laser épilatoire, même quand il est pratiqué régulièrement par le dermatologue, ne doit pas être routinier, et[...]
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