La Haute Autorité de santé (HAS) a récemment actualisé ses recommandations sur la prise en charge thérapeutique des infections sexuellement transmissibles (IST), qui dataient de 2016. Cette mise à jour est le fruit d’un travail collaboratif entre les dermatologues, notamment du GrIDIST (Groupe infectiologie dermatologique et infections sexuellement transmissibles) de la SFD (Société française de dermatologie), et les infectiologues.
Cet article se concentre exclusivement sur la prise en charge thérapeutique des patients symptomatiques, selon deux approches complémentaires : d’une part le tableau clinique avec les explorations recommandées et les germes imputables ; d’autre part une analyse germe par germe.
Dans le prolongement d’un premier article publié en 2025 sur le dépistage et la prévention en santé sexuelle, l’objectif est ici de proposer une synthèse – non exhaustive – de ces recommandations, dont les textes intégraux sont disponibles sur le site de la HAS.
Rappelons que la santé sexuelle doit être appréhendée dans sa globalité. Le diagnostic d’une infection sexuellement transmissible peut constituer une épreuve pour le patient, et sa prise en charge ne saurait se limiter au seul traitement médicamenteux. Tout patient concerné doit bénéficier de conseils adaptés en matière de prévention des autres IST, des violences sexuelles et des grossesses non désirées. Une orientation facilitée vers les dispositifs appropriés – prophylaxie pré-exposition (PrEP), traitement post- exposition, centres d’orthogénie – doit être proposée le cas échéant, ainsi qu’une aide à la notification des partenaires lorsque cela s’avère pertinent.
Chlamydia
L’infection à Chlamydia trachomatis de génotype D à K est une IST qui, bien que souvent asymptomatique, peut être[...]
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