Comme pour toutes les pathologies cutanées, le diagnostic et la prise en charge des maladies du cuir chevelu reposent sur 3 piliers : signes cliniques, dermoscopiques et histologiques. Si l’examen anatomo-pathologique n’est pas nécessaire pour diagnostiquer une pelade, il est utile en cas d’une alopécie cicatricielle inflammatoire – il permet un diagnostic précoce et un traitement adapté.
Une alopécie cicatricielle inflammatoire est souvent cliniquement parlante : l’érythème, les squames péripilaires, les pustules ou la polytrichie évoquent des pathologies comme le lupus du cuir chevelu, un lichen plan pilaire ou une folliculite de Quinquaud. En revanche, un tableau clinique d’alopécie cicatricielle non inflammatoire seule (“pseudo-pelade”), avec un cuir chevelu lisse sans autre signe clinique, n’est pas contributif – il peut s’agir d’une pseudo-pelade de Brocq, ou d’une maladie du cuir chevelu initialement inflammatoire en rémission.
Pelade
Le choix du traitement dépend de l’étendue de la maladie. Pour quelques plaques de taille limitée, les dermocorticoïdes ou les infiltrations de triamcinolone acétonide peuvent suffire, sans oublier l’immunothérapie de contact et/ou la photothérapie. Des bolus de corticoïdes ou les corticoïdes per os seuls ou combinés avec le méthotrexate permettent d’arrêter la progression d’une pelade aiguë et sont utiles en attendant le début de l’effet du baricitinib ou du ritlécitinib, les deux inhibiteurs de JAK remboursés et recommandés en première ligne pour traiter une pelade sévère de l’adulte et de l’adolescent (ritlécitinib seul).
D’autres anti-JAK sont en développement dans cette indication : deuruxolitinib (phase III), upadacitinib (phase III), ivarmacitinib (phase III, Chine), deucravacitinib (phase II).
Upadacitinib (JAKi 1 ± 2)
Les résultats de deux études de phase III évaluant l’upadacitinib chez les patients avec une pelade sévère viennent d’être communiqués : 44,6 et 54,3 % des patients traités avec upadacitinib 15 mg/jour ou 30 mg/jour avaient une repousse de cheveux d’au moins 80 % (score SALT ≤ 20) après 24 semaines de traitement (3,4 % dans le bras placebo). Ces résultats semblent meilleurs que ceux obtenus avec :
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