Évaluation de la possibilité d’espacement des perfusions d’anifrolumab chez les patients lupiques répondeurs

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L’anifrolumab est un anticorps monoclonal humain dirigé contre le récepteur de l’interféron de type I. Approuvé en France en 2022, il est indiqué dans le lupus érythémateux systémique (LES, ou SLE pour systemic lupus erythematosus) par perfusion intraveineuse de 300 mg toutes les 4 semaines, en seconde ligne de traitement d’un lupus modéré à sévère avec présence d’auto-anticorps, au même niveau que le bélimumab et les immunomodulateurs. L’implication de la voie de l’interféron de type I est en effet centrale dans la physiopathologie du lupus, et notamment des atteintes cutanées [1].

L’efficacité de l’anifrolumab dans le LES a été démontrée dans une étude de phase III, TULIP-2 [2]. Cet essai a également mis en évidence l’efficacité de l’anifrolumab sur le lupus cutané en utilisant le score d’activité Cutaneous Lupus Erythematosus Disease Area and Severity Index Activity (CLASI-A) comme un critère de jugement secondaire, la moitié des patients (49 %) ayant obtenu une diminution d’au moins 50 % du score CLASI-A après 12 semaines de traitement, significativement plus fréquent que dans le groupe placebo (25 %).

Son efficacité a par la suite été confirmée en vie réelle dans de nombreux cas et séries de cas. L’efficacité sur l’atteinte dermatologique est rapide (environ 1 mois) et effective sur tous les sous-types de lupus cutané [3-5].

L’anifrolumab est donc indiqué en seconde ligne de traitement chez des patients atteints de LES avec atteinte cutanée sévère. Il est particulièrement intéressant chez les patients ayant un lupus cutané chronique (lupus discoïde, mais également panniculite lupique) [3, 6], souvent réfractaire aux traitements topiques et à l’hydroxychloroquine seule, et responsable de séquelles cicatricielles majeures très impactantes. Sa rapidité d’action en fait un choix thérapeutique préférentiel pour ces atteintes à risque cicatriciel.

Chez des patients traités précocement et avec une réponse rapide et complète sur l’atteinte cutanée, mais également en rémission ou, à défaut, avec une faible activité de la maladie lupique sur le plan systémique, s’est donc naturellement posée la question de la possibilité d’espacement des perfusions. Ainsi, nous avons, chez des patients sélectionnés, mis en place une stratégie d’espacement progressif des injections en passant à des intervalles de 5, 6, 7 et jusqu’à 8 semaines.

Il n’existe, à ce jour, aucune recommandation ni aucune donnée dans la littérature sur les possibilités d’espacer les perfusions mensuelles.

L’objectif de notre étude est donc de collecter les données de nos patients sous anifrolumab ayant bénéficié ou non d’un espacement des intervalles entre deux injections afin d’identifier les caractéristiques de ceux pouvant bénéficier d’un espacement progressif[...]

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À propos des auteurs

Service de Dermatologie – Hôpital Édouard-Herriot – Hospices Civils de LYON

Service de Dermatologie – Hôpital Henri-Mondor AP-HP, CRÉTEIL

CCU-AH, service de Dermatologie et Allergologie, Hôpital Tenon, PARIS.

Service de Médecine interne 2 – Hôpital de la Pitié Salpêtrière AP-HP, PARIS

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Faculté de Médecine, Sorbonne Université, AP-HP ; Service de Dermatologie et Allergologie, Hôpital Tenon, PARIS.