Carcinomes épidermoïdes et nicotinamide

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Les tumeurs kératinocytaires représentent la forme la plus fréquente de cancers cutanés dans le monde, avec une incidence en constante augmentation au cours des dernières décennies. Parmi ces lésions, le carcinome épidermoïde cutané (CEC) se distingue par un potentiel invasif élevé et une capacité de dissémination métastatique. Bien que leur pronostic soit globalement favorable lorsqu’elles sont diagnostiquées précocement, les tumeurs kératinocytaires, en particulier les CEC, sont associées à une légère augmentation de la mortalité toutes causes confondues (mortality ratio = 1,04 ; IC95 % : 1,01-1,06). En effet, les personnes ayant déjà eu un CEC ont un risque de décès toutes causes confondues augmenté de 4 % par rapport à celles qui n’en ont jamais eu [1].

La carcinogenèse des CEC est multifactorielle, mais l’exposition cumulative aux rayonnements ultraviolets (UV) en représente le déterminant principal. Les UV induisent des dommages directs à l’ADN, un stress oxydatif, une immunosuppression locale ainsi qu’un épuisement du NAD+ cellulaire, perturbant les mécanismes de réparation et favorisant l’accumulation de mutations oncogéniques. Le vieillissement cutané, qui s’accompagne d’une diminution des capacités de réparation[...]

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À propos des auteurs

Interne en Dermatologie CHU de LILLE

CCU-AH, Service de Dermatologie CHU de LILLE