Auteur Reguiaï Z.

Service de Dermatologie, Polyclinique Courlancy, REIMS. ResoPso (http://www.reso.resopso.fr).

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La maladie de Verneuil est une dermatose inflammatoire chronique fréquente, touchant avec prédilection les femmes jeunes, avec un fort retentissement sur la qualité de vie des patients atteints. Les mécanismes physiopathogéniques impliqués dans la survenue et la pérennisation des poussées demeurent encore incomplètement connus.
Une prédisposition génétique, une altération de la réponse immunitaire cutanée et des peptides antimicrobiens y jouent probablement un rôle fondamental. Le tabagisme et la surcharge pondérale sont des facteurs clairement associés à la maladie et à sa sévérité.
La maladie de Verneuil peut avoir plusieurs phénotypes différents. Néanmoins, elle se caractérise cliniquement par la survenue de lésions caractéristiques (nodules inflammatoires, abcès, fistules, cicatrices hypertrophiques) d’évolution chronique et/ou récidivantes au niveau des plis et de la région périnéale qui permettent de poser facilement le diagnostic.

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Au cours de la dernière décennie, les biothérapies ont révolutionné la prise en charge du psoriasis. La plupart de ces biomédicaments sont capables d’induire une immunogénicité par le biais de la production d’anticorps antibiomédicaments (ADA). Ces ADA, lorsqu’ils sont neutralisants, peuvent diminuer la concentration sérique du traitement et/ou augmenter sa clairance. Ces modifications peuvent fortement impacter l’efficacité clinique des biothérapies et nécessiter une réadaptation de la stratégie thérapeutique.