Auteur Petit A.

Service de Dermatologie, Hôpital Saint-Louis, PARIS.

Mise au point interactive Peau noire et maladies systémiques : repenser le concept d’érythème
0

En 2021 paraissait dans le British Journal of Dermatology, sous la plume de dermatologues renommés, un court article préconisant l’abandon du mot “érythème” pour les descriptions dermatologiques [1]. Les auteurs soulignaient son imprécision, son ambiguïté et son inadaptation aux patients à peau foncée. “Imprécision” puisque le terme est appliqué indifféremment à toutes les nuances de rouge, du rose pâle au rouge brique, quand ce n’est pas le violet ou l’orange. “Ambiguïté”, parce que bien qu’il désigne en principe une rougeur due à une congestion des capillaires dermiques (ce qui explique l’effacement de l’érythème quand on comprime ou étire la peau), il est souvent utilisé à mauvais escient pour n’importe quelle rougeur.

Revues générales
0

Conduite socialement valorisée, le bronzage peut, comme d’autres comportements, faire l’objet d’une dérive addictive. Cette réflexion fait suite à l’observation de nombreux dermatologues qui rapportent, à propos de leurs patients, des difficultés pour réduire, contrôler ou arrêter leurs séances de bronzage en cabine malgré l’annonce d’un diagnostic de mélanome.
Le bronzage excessif en cabine n’est pas présent dans les classifications internationales de psychiatrie, mais pourrait être rattaché à différents modèles nosographiques.
D’autres études devront être menées sur le plan psychopathologique, neurobiologique et sur la prise en charge de ces sujets afin d’améliorer notre compréhension du bronzage excessif en cabine.