Pelade et pseudo-pelade : actualités thérapeutiques
Comme pour toutes les pathologies cutanées, le diagnostic et la prise en charge des maladies du cuir chevelu reposent sur 3 piliers : signes cliniques, dermoscopiques et histologiques. Si l’examen anatomo-pathologique n’est pas nécessaire pour diagnostiquer une pelade, il est utile en cas d’une alopécie cicatricielle inflammatoire – il permet un diagnostic précoce et un traitement adapté.
Une alopécie cicatricielle inflammatoire est souvent cliniquement parlante : l’érythème, les squames péripilaires, les pustules ou la polytrichie évoquent des pathologies comme le lupus du cuir chevelu, un lichen plan pilaire ou une folliculite de Quinquaud. En revanche, un tableau clinique d’alopécie cicatricielle non inflammatoire seule (“pseudo-pelade”), avec un cuir chevelu lisse sans autre signe clinique, n’est pas contributif – il peut s’agir d’une pseudo-pelade de Brocq, ou d’une maladie du cuir chevelu initialement inflammatoire en rémission.

