Dermocorticoïdes : quelle place leur donner en 2025 ?
En 2025, les dermocorticoïdes (DC) conservent une place centrale dans la prise en charge des dermatoses inflammatoires (dermatite atopique, psoriasis, lichen plan, lichen scléreux etc.), demeurant le traitement de 1re intention grâce à leur efficacité démontrée. Malgré l’émergence de thérapies topiques, ils restent indispensables dans l’arsenal thérapeutique dermatologique.
Les effets indésirables sont globalement rares lorsque l’on se conforme aux recommandations. Effet le plus fréquent, l’atrophie cutanée survient principalement sur le visage et les plis avec les corticoïdes d’activité forte à très forte utilisés de façon prolongée. Elle reste généralement réversible. Le syndrome de sevrage reste peu fréquent : plus de 98 % des cas surviennent après une application fréquente, prolongée et continue (≥ 6 mois) sur le visage ou la région génitale.
Chez la femme enceinte, aucune association n’a été retrouvée entre l’exposition maternelle aux dermocorticoïdes et des événements indésirables pendant la grossesse. La corticophobie topique est fréquente chez les patients, leur entourage et certains soignants. Elle demeure la première cause d’échec thérapeutique. L’éducation thérapeutique du patient est un levier clé pour améliorer l’adhésion et l’efficacité des traitements.
