Vasculite cutanée induite par la cocaïne : clefs diagnostiques et conduite à tenir
Le lévamisole est un dérivé de l’imidazothiazole qui a été commercialisé en 1971 aux États-Unis comme agent anthelminthique. Il a cependant été retiré du marché aux États-Unis en 2000 et au Canada en 2003 en raison d’agranulocytose, de vascularites et de leucoencéphalopathies induites par le médicament [1-3]. Depuis 2003, le lévamisole est également utilisé comme produit de coupe de la cocaïne [4] qui a une activité pharmacologique propre en augmentant la libération de norépinéphrine dans les tissus périphériques et de dopamine dans le cerveau, améliorant ainsi la neurotransmission dans le système nerveux central [5,6]. Le lévamisole augmente donc les effets de la cocaïne et leur durée [6, 7]. Ainsi, aux États-Unis, le lévamisole a été détecté dans 70 % de la cocaïne saisie par les douanes en 2009 [8] et jusque dans 88 % des échantillons d’urine des consommateurs de cocaïne [9, 10]. En Europe également, le lévamisole a été trouvé dans 83 à 85,3 % des lots de cocaïne [11, 12].
