Les maladies auto-immunes constituent un groupe hétérogène de pathologies caractérisées par une rupture de la tolérance immunitaire. La sensibilisation contre les antigènes entraîne la formation de lymphocytes T et B autoréactifs, ainsi que d’auto-anticorps, qui sont responsables des lésions tissulaires [1].
Cependant, les résultats des essais cliniques utilisant des anticorps monoclonaux déplétant les lymphocytes B sont mitigés. Certains n’atteignent pas leurs objectifs cliniques, et aucune rémission prolongée sans médicaments n’a été clairement démontrée [2-4]. En revanche, les cellules CAR-T (cellules T à récepteur antigénique chimérique dirigées contre les lymphocytes B) possèdent un potentiel curatif, au moins dans les hémopathies malignes, comme le suggèrent les données issues des essais cliniques [5]. Leur application dans le traitement des maladies auto-immunes soulève alors la question [6] : peut-on exploiter cette technologie pour réinitialiser durablement le système immunitaire ?