Auteur D. Boutboul

CNR maladies de Castleman, Service d’Hématologie – Hôpital Cochin, U1163, Institut Imagine, Université Paris Cité, PARIS

Mise au point interactive
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L’introduction des inhibiteurs de Janus kinase (JAKi) a marqué un tournant majeur dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques, notamment en dermatologie (dermatite atopique, pelade, vitiligo, psoriasis). Leur capacité à moduler rapidement la signalisation inflammatoire a transformé la prise en charge de patients réfractaires. Cependant, derrière la simplicité apparente d’un blocage se cache une complexité mécanistique qui nécessite une compréhension approfondie pour optimiser l’efficacité et, surtout, gérer les risques infectieux. L’objectif de cette synthèse est d’éclairer les praticiens dermatologues sur trois aspects cruciaux des JAKi : la description de la complexité de la voie JAK/STAT, la distinction fondamentale entre l’inhibition pharmacologique et les modèles de déficits génétiques chez l’homme (ou Inborn Errors of Immunity ou IEI), et les implications pratiques en matière de sécurité et de vaccination.