Les cellules présentatrices d’antigènes (I) : cellules dendritiques

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Qu’est-ce qu’une cellule présentatrice d’antigène ?

Les cellules présentatrices d’antigènes (CPA) sont des cellules spécialisées du système immunitaire qui “présentent” des molécules étrangères et donc “informent” les lymphocytes T de la présence de cet antigène étranger, ce qui entraîne l’activation clonale d’aval des sous-populations de lymphocytes dont le récepteur membranaire reconnaît l’antigène en question. Cette présentation/reconnaissance s’effectue grâce à la liaison de l’antigène à la molécule du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) de classe I ou de classe II, qui constitue un “support” ou “berceau” moléculaire membranaire de présentation à la surface de la CPA, support reconnu par le lymphocyte.

Cette reconnaissance du CMH du “soi”, indispensable à l’activation du lymphocyte receveur de l’information, est à la base du caractère “restreint” de l’immunité aux antigènes présenté par le propre système immunitaire de l’hôte, alors que ce dernier ne répond pas quand la présentation est effectuée par une cellule portant un CMH différent. Cette présentation par une CPA “professionnelle” et “amie” permet la bascule d’une réponse immunitaire innée non spécifique (aboutissant à la destruction d’un élément quelconque du non-soi) à une réponse immunitaire spécifique (permettant la destruction d’un élément bien précis du non-soi).

Ces CPA “professionnelles” sont de trois grandes catégories – monocytes/macrophages, lymphocytes B et cellules dendritiques – et présentent trois propriétés bien spécifiques qui les différencient d’autres cellules susceptibles également de présenter des antigènes mais de façon moins efficace :
– présentation des antigènes exogènes (notamment de fragments d’agents infectieux) aux lymphocytes T CD4 par les molécules du CMH de classe II ;
– présentation des antigènes endogènes (par exemple, fragments de cellules infectées par des virus ou de tumeurs) aux lymphocytes T CD8 par les molécules du CMH de classe I ;
– expression de molécules de costimulation qui vont fortement amplifier la réponse immunitaire, elles-mêmes de trois types : médiateurs de la réponse inflammatoire dans son ensemble (IL1, TNFα, interférons de type I, etc.), molécules membranaires de costimulation (notamment CD40, CD80, CD86 ou encore les molécules du complexe B7) se liant à des ligands spécifiques exprimés par le lymphocyte[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermatologie et Inserm U1058, Université de MONTPELLIER.