Demande d’effacement de cicatrices : faut-il toujours y répondre ?

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Savoir reconnaître la souffrance initiale

L’accroissement des demandes de soins pour les cicatrices est un fait bien réel dont témoigne le développement par l’industrie de produits destinés à améliorer l’état des cicatrices : produits cosmétiques, dispositifs médicaux, techniques de massage mécanique… Parallèlement, les dermatologues bénéficient aussi de progrès technologiques et toutes ces techniques font l’objet d’une médiatisation. L’offre crée la demande, suscite des espoirs et des attentes chez les patients. Ceux-ci se sont souvent renseignés sur les différentes techniques par divers canaux d’information : médecin, médias, blogs d’usagers… Ces patients s’adressent ainsi volontiers à des médecins référencés pour une pratique spécifique avec une demande bien précise.

Le dermatologue, comme il le ferait pour toute autre dermatose, prendra en compte les caractéristiques de la cicatrice et de la peau du patient et se questionnera sur ses possibilités thérapeutiques. Il demandera au patient de préciser sa demande de réparation tout en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un défaut cutané comme un autre. En effet, une cicatrice est la résultante d’une agression cutanée antérieure de causes variées et renvoie forcément le patient au traumatisme qui a généré la cicatrice. Lorsque le dermatologue reçoit un patient pour une demande de correction de cicatrices, il doit avoir en tête le vécu de la genèse de cette cicatrice, qu’il s’agisse de cicatrices post-chirurgicales, post-traumatiques, auto-provoquées (excoriations, scarifications, automutilations) ou survenant dans les suites de dermatoses telles que l’acné (souvent associée au contexte de l’adolescence et de la puberté).

Dans un premier temps, le dermatologue prend en compte le type de cicatrices (anciennes ou récentes, inflammatoires ou chéloïdiennes, post-traumatiques ou spontanées), leur localisation, leur degré d’ancienneté et la couleur de la peau du patient.

Parfois, il ne dispose pas de traitement efficace pour le type de cicatrices (par exemple, les cicatrices blanches atrophiques comme on peut en voir après des scarifications au niveau des avant-bras) (fig. 1). Il arrive aussi que le type de peau du patient complique le choix de la thérapeutique (comme c’est le cas de la peau noire) et le dermatologue se voit alors contraint d’expliquer[...]

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À propos des auteurs

Cabinet de dermatologie, BREST. Service de dermatologie, CHRU, Hôpital Morvan, BREST.

Centre médical Saint-Jean, ARRAS.

Dermatologue, METZ.

Unité de psychiatrie de liaison, Service hospitalo-universitaire de psychiatrie adulte et de psychologie médicale, CHRU, Hôpital de la Cavale Blanche, BREST.

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