Actualités dans la dermatite atopique de l’adulte

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La dermatite atopique (DA) est une maladie inflammatoire chronique connue de très longue date puisque les premières descriptions et illustrations de cette pathologie remontent au xviiie siècle, le terme d’eczéma infantile apparaissant quant à lui à la fin du xixe [1]. Il s’agit d’une maladie multifactorielle, souvent chronique, qui affecte environ 1 enfant sur 5 et reste active à l’âge adulte dans environ 15 % des cas. C’est la dermatose inflammatoire chronique la plus fréquente chez les patients de plus de 15 ans. Comme pour toute maladie chronique, elle nécessite une alliance thérapeutique pour limiter l’inobservance des patients, grâce à une bonne compréhension de la maladie par les malades et leurs soignants.

Épidémiologie – Histoire naturelle de la DA

La DA a une prévalence élevée dans les pays dits “développés” avec une forte corrélation entre la latitude et sa prévalence, sans doute liée à l’effet anti-inflammatoire des rayonnements ultraviolets. Il existe également une différence importante de prévalence entre les villes et les zones rurales, la DA touchant majoritairement les habitants des zones urbaines [2].

L’histoire naturelle de la DA commence souvent avant l’âge de 2 ans, entre 3 et 6 mois en règle générale. Classiquement, les symptômes s’améliorent dans l’enfance. On peut ensuite observer une récidive des lésions à l’âge adulte, entre 25 et 35 ans, et le plus souvent une nouvelle amélioration après 50 ans [3]. Le sex-ratio est globalement équilibré. La DA appartient au spectre de l’atopie qui peut associer un eczéma à des allergies alimentaires, souvent précoces, à un asthme qui apparaît dans l’enfance, à une rhinite ou à une conjonctivite allergique d’apparition plus tardive. Des formes de révélation dans l’enfance ou à l’âge adulte, voire chez le sujet âgé, sont aujourd’hui décrites, avec des profils évolutifs très variés (fig. 1). La DA est sévère dans environ 10 % des cas [3]. Dans tous les cas, la DA impacte la qualité de vie, le sommeil, la productivité au travail et la santé mentale, notamment par le prurit qui en est l’un des symptômes principaux, à la fois pendant et en dehors des poussées.

Le diagnostic de la DA est clinique. Il repose sur des critères diagnostiques tels que ceux proposés par Hannifin et Rajka en 1979, par le United Kingdom Working Party en 1994 ou l’Organisation mondiale de l’allergie en 2004 [4]. Quels que soient les[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermato-Allergologie, CHU de Nancy – Hôpitaux de Brabois, VANDŒUVRE-LÈS-NANCY.

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