Allergie cutanée chez les esthéticiennes

0

L’esthétique fait partie, avec la coiffure, des secteurs et professions à risque le plus élevé de dermatite de contact professionnelle, notamment de formes sévères.

Les activités des esthéticiennes comprennent les techniques de soins de peau, les massages esthétiques, l’épilation, le maquillage et les soins de manucure et, pour les prothésistes ongulaires, la pose d’ongles artificiels sur les mains.

Étiologie

Les esthéticiennes utilisent des produits cosmétiques, mais aussi des détergents, des désinfectants et des solvants. Les allergènes des cosmétiques sont le plus souvent en cause.

1. Allergènes responsables de dermatite de contact allergique (DAC) [1]

>>> Conservateurs de cosmétiques

Leur but est d’éviter le développement des bactéries, moisissures et champignons.
L’annexe V du règlement européen (CE) n° 1 223/2009 donne la liste des agents conservateurs admis dans les produits cosmétiques. Parmi les 57 agents conservateurs autorisés, certains sont des allergènes notoires.

  • Formaldéhyde et libérateurs de formaldéhyde

Ces allergènes sont fréquemment utilisés dans les produits cosmétiques.

Dans l’Union européenne, la fraction libre de formaldéhyde dans les cosmétiques ne doit pas dépasser 0,2 % (2 000 ppm). Il doit être déclaré à partir d’une concentration supérieure à 0,05 % (500 ppm). Les libérateurs de formaldéhyde pouvant être présents dans les cosmétiques sont le benzylhémiformal, le 5-bromo-5-nitro-1,3-dioxane, le 2-bromo-2-nitropropane-1,3-diol (bronopol),[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service de Pathologie professionnelle et Service de Dermatologie, Hôpitaux universitaires Paris Centre Hôtel-Dieu, PARIS