Toxicité cutanée des immunothérapies anticancéreuses

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Les immunothérapies anti-cancéreuses, inhibiteurs de points de contrôle immunitaires, ont pour objectif de stimuler le système immunitaire de l’individu contre les cellules cancéreuses. Leurs effets secondaires cutanés sont habituellement modérés, logiquement d’ordre auto-immun (immune-related adverse events, irAE), mais certains relèvent de mécanismes mal compris.

Les immunothérapies anticancéreuses dont il sera question ici sont les anticorps anti-CTLA-4, les anticorps anti-PD-1 et les anticorps anti-PD-L1.

Anticorps anti-CTLA-4 : ipilimumab

Le CTLA-4 est un récepteur co-inhibiteur exprimé à la surface des lymphocytes. Quand CTLA-4 est activé par son ligand, il limite les phénomènes auto-immuns, car il est capable d’inhiber l’activation des lymphocytes T par les cellules présentatrices d’antigène. Les anticorps monoclonaux recombinants humains anti-CTLA-4 de type IgG1 sont responsables d’une levée de la tolérance immunitaire vis-à-vis des cellules cancéreuses en limitant la liaison entre CTLA-4 et son ligand.

Les manifestations dermatologiques associées aux anticorps anti-CTLA-4 sont fréquentes, habituellement peu sévères et conduisent rarement à l’interruption du traitement.

Dès l’étude pivot de Hodi et al. [1], 80 % des patients recevant de l’ipilimumab seul avaient des effets indésirables imputables au traitement. Parmi eux, 43,5 % (57/137 patients) avaient au moins un effet indésirable cutané à type de prurit (24,4 %), d’exanthème morbilliforme (19,1 %) et/ou de vitiligo (2,3 %). Ces effets indésirables cutanés[...]

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À propos de l’auteur

Service de Dermatologie, CHU de MONTPELLIER.