Hyperkératoses acrales acquises en dermatologie, plus que le visage, la main parle.

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La main épaisse inflammatoire

Le lichen plan a rarement une distribution exclusive acrale ; on le reconnaît à son aspect lisse, engainant, violine, peu squameux (fig. 1). Les papules quadrangulaires violines typiques sont retrouvées en dehors des extrémités. Le pityriasis rubra pilaire est une kératodermie tout à fait particulière par son aspect lisse, étendu, peu inflammatoire et squameux, de couleur jaune à orangée (fig. 2).

La main épaisse infectieuse

La trichophytie palmaire réalise une kératodermie linéaire farineuse soulignant les grands plis (fig. 3). Elle est secondaire à une dermatophytie palmaire. L’atteinte two feet-one hand s’explique par le grattage préférentiel par la main dominante d’une mycose plantaire source de contamination. L’aspect circiné géographique de la bordure de la kératodermie permet de redresser le diagnostic.

Les syphilides palmaires – élément clé du diagnostic d’une syphilis secondaire – réalisent des éléments maculeux palmo-plantaires rouge bistre à cuivré, peu ou pas infiltrés, siégeant à cheval sur les plis, avec une collerette desquamative pityriasiforme dite de Biett (fig. 4).

Les papules squamo-kératosiques épaisses, rondes, fichées comme des clous dans la peau, dites en clous de tapissier, évoquent un syndrome de Fiessinger-Leroy (qu’il ne faut plus appeler Reiter, médecin nazi de triste mémoire) (fig. 5). Ce syndrome oculo-urétro-synovial est classé dans le groupe des spondylarthrites réactionnelles post-infectieuses (infection urétrale à Chlamydia et[...]

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À propos de l’auteur

Service Dermatologie, Hôpital René Dubos, Pontoise. Secrétaire Général de l’association ville-hôpital ResoPso.

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