HPV : tout ce que le dermatologue doit savoir sur la prise en charge gynécologique

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La prise en charge des infections par les HPV dépend de la nature des circonstances de leur découverte. En effet, on sait désormais que le type de HPV en cause influence la nature des lésions. Ainsi, les HPV à bas risque, comme les HPV 6 et 11, responsables principalement des lésions exophytiques vulvopérinéales, ont une durée d’incubation plus courte (de l’ordre de 6 mois). Il en va tout autrement des lésions liées aux HPV dits à haut risque (HPV HR), dont la période de latence clinique, cytologique ou même virologique, est beaucoup plus longue, pouvant aller jusqu’à 10 ou 15 ans.

Ces virus HPV, dits à haut risque, sont responsables, une fois la cellule basale infectée, de deux types de lésions :

  • des lésions productrices de virus (schématiquement, les lésions dites de bas grade ou CIN 1) dont le potentiel évolutif (vers une lésion néoplasique) est faible (mais non nul), et qui sont responsables de la production de particules virales par les cellules qui desquament et donc de leur transmission. Ces lésions peuvent parfois évoluer, avec le temps, vers des lésions de haut grade, mais leur régression spontanée, du fait de l’immunité cellulaire, est le chemin le plus fréquent, surtout chez la femme jeune ;
  • des lésions transformantes (schématiquement, les lésions dites de haut grade ou CIN 2 ou CIN 3) où le virus, au lieu d’utiliser la machinerie cellulaire uniquement pour se reproduire, augmente la division cellulaire. Il y a dès lors transformation de la cellule qui perd ses mécanismes de régulation. Le potentiel évolutif de ces lésions (vers une lésion néoplasique) est beaucoup plus élevé, mais leur régression est également toujours possible.
    Ainsi, le médecin peut se trouver confronté aux HPV devant[...]

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À propos de l’auteur

Centre IGO (Iéna-Gynécologie-Obstétrique), PARIS. Hôpital Tenon, PARIS. Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, PARIS.

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