Lymphomes B cutanés

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Les lymphomes B cutanés (LBC) ont surtout été décrits et étudiés en Europe où ils représentent 20 à 25 % des lymphomes cutanés (LC) [1]. Ils semblent plus rares aux États-Unis [2]. Les LBC diffèrent des localisations cutanées des lymphomes systémiques (plus rares) par leurs caractéristiques anatomocliniques propres (lésions plus souvent dermiques que profondes, évolution souvent lente, absence d’adénopathie) et la négativité d’un bilan d’extension approprié lors du diagnostic. Cette distinction est essentielle sur le plan pronostique et thérapeutique. La plupart des LBC ont un excellent pronostic, et sont facilement curables par des traitements peu agressifs [1, 3, 4]. Toutefois, une faible proportion d’entre eux sont susceptibles de mettre en jeu le pronostic vital [5, 6]. Ces formes doivent être reconnues pour faire l’objet de traitements adaptés. L’utilisation des classifications récentes facilite leur identification.

Deux classifications complémentaires font actuellement l’objet d’un consensus international.

  • La classification OMS-EORTC identifie des entités anatomocliniques bien définies, associées à des profils évolutifs et pronostiques globaux [1]. Elle distingue trois types principaux de LBC : les LBC de la zone marginale et les LBC centrofolliculaires, qui sont les plus fréquents et dont le pronostic est très favorable ; les LBC diffus à grandes cellules de type membre inférieur, plus rares, de pronostic intermédiaire. Les lymphomes[...]

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À propos de l’auteur

Professeur des Universités, Praticien Hospitalier Service de Dermatologie, Hôpital Robert-Debré, REIMS.

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